lundi 10 janvier 2011

Une belle journée de rencontres

Bus de nuit to go to Goa
Première étape à Goa. Au lieu des 12h de bus prévu au départ c’est finalement près de 16h qui nous attendait. Je dois dire que nous n’avons pas beaucoup dormi entre les virages de montagne et les freinages à l’indienne (freinage d’urgence pour les français). Nous avons donc eu tout le loisir de faire connaissance, de discuter avec d’autres backpackers : une américaine, un mexicain et deux irlandais et même de partager un déjeuner à l’arrivée. Et pendant que le petit groupe prenait la direction de Palolem, petite station balnéaire, nous nous mettons à la recherche d’un hôtel pour la nuit. Après 4 jours à dormir par terre, nous avons besoin d’une bonne nuit de sommeil dans un lit digne de ce nom.
C’est un peu par hasard que nous tombons sur un hôtel pas trop cher, assez propre avec un lit et une douche le tout pour 10 €. Trop fatigué pour pousser jusqu’à une ville à visiter, nous nous contentons de marcher au hasard des rues et de découvrir une autre facette de l’Inde avec ses vaches en plein milieu des carrefours, les tentes des intouchables d’un côté de la rue. C’est aussi l’occasion de faire la connaissance d’une canadienne travaillant à Jaipur. Une belle journée faite de rencontre humaine comme je les aime.
Sophie
Notre nouvelle destination est Goa et pour l’atteindre nous avons décidé par la force des choses de prendre un bus de nuit et là on peut le dire dormir dans un bus, voila un défi peu commun. Pour vous situer, voila comment on était, un lit à peine plus large que mes épaules, une clim poussée à fond qui au début était la bienvenue mais, qui c’est vite transformée en cauchemar et pour combler le tout, une route au virage serré. Malgré tout j’ai du dormir 5 heures tout de même.
Le lendemain nous voilà à MAGDAO dans GOA avec 2 heures de retard tout de même. Nous mangeons avec des voyageurs étrangers fort  sympathiques à midi et nous échangeons nos récits de voyage et nos mails puis nous nous séparons pour trouver où dormir.
Nous tombons enfin  après une heure de recherche au hasard des chemins un hôtel sympa à 500 R la nuit (10 euros) puis une fois dans la chambre nous partons visiter MAGDAON mais, malheureusement tout est fermé sauf quelques petits commerces ici et là. Nous récupérons quelques oranges pour notre dîner du soir et repartons à l’hôtel pour nous préparer à repartir le lendemain mais avant, une bataille d’une heure a été nécessaire pour mettre la moustiquaire. Je croise les doigts pour une bonne nuit.
Julien

Bye Bye Bombay

Le 8/01/2011

Bombay dans toute sa splendeur
Après trois jours dans cette ville infernale, nous partons dans la région de Goa (et non ce n’est pas une ville mais bien une province). Le bus de nuit est une petite aventure à elle toute seule. Couchette sommaire mais on commence à avoir l’habitude, pas de WC et 12 h pour relier Bombay à Magdao, notre point de chute à près de 400 km. Rien que pour se rendre au bus, c’est une petite expédition. Imaginez deux blancs avec un gros sac à dos et un petit devant, marcher sur près de 3 km dans les rues bondées. Il faut se faufiler à travers les étales, les chèvres, les marchands nous alpaguant… Très rigolo au début mais vite usant surtout avec le poids du sac.
De toute façon, je me suis vite rendu compte que certaines choses n’étaient pas vraiment utiles et je pense alléger très rapidement le sac. Autre point plus sensible : la nourriture. Je savais déjà que les indous mangeaient très épicés mais pas à ce point là. Au moindre morceau, j’ai envie de boire 1l d’eau pour alléger le feu de ma langue et de ma gorge. A tel point que nous cherchons des restaurants ou endroits servant des mets no spicy. Et on se retrouve dans un petit restaurant à déguster un riz basmati succulent et non épicé avec comme accompagnement quelques petits cafards se baladant sur les murs et au sol.
Mais ce n’est pas la saleté qui va nous décourager à poursuivre notre exploration des rues, quelques monuments se dégageant du reste comme la gare ou les mosquées et de découvrir enfin l’océan après plusieurs kilomètres de marche. Nous verrons ce que Goa nous réserve mais une chose est certaine j’ai déjà hâte d’y être.
Sophie
Je peux le dire, j’ai passé une sale nuit à me battre avec les puces qui trainait dans mon sac à viande donc je me suis endormi (enfin je crois) sur les coups de 3h du matin et levé à 8h00. Après un thé noir bien brulant et bien sucré comme je les aime direction Bombay pour notre dernier jour dans la cité.
Nous partons réserver un train pour GOA qui faute de place se transformera en bus pour la même destination. Comme il nous fallait arriver au plus tard a 19h45 à la station nous devions juste retourner sur les coups de 17h00 chez FAHAD pour prendre une douche et récupérer nos sacs, mais surprise à notre arrivée, personne. Après un bon coup de stress de plusieurs minutes nous nous sommes rappelé que la grand-mère de FAHAD ne sort jamais, et nous toquons une dernière fois plus fort, et soulagement elle nous ouvre afin que nous puissions récupérer nos sacs.
Une bonne douche, remplissage du sac, lettre d’au revoir à la famille et nous partons avec 15 kilos sur le dos pour une heure de marche à travers les quartiers de Bombay jusqu'à la station de bus. Il faut bien l’admettre c’était un final plutôt éprouvant car à la tombée de la nuit, la vie est bien plus active.
Enfin à part le poids du sac, nous arrivons victorieux avec 10 minutes d’avance, et nous voilà prêt à partir pour 16 h de bus << to go to  GOA>>.
Julien

vendredi 7 janvier 2011

Bombay nous révèle ses secrets


Après les galères d’hier, la première vraie journée dans la ville a été très enrichissante culturellement. Profitant de ne pas avoir les sacs à porter, nous errons dans les rues de Bombay. Tout au long des grands axes, nous découvrons de nombreuses étales avec un peu tout et n’importe quoi : fruits, boissons, vêtements mais aussi pots d’échappements, WC, casseroles en fonte. Autant de couleurs et d’odeurs différentes qui me plaisent beaucoup. La chaleur et les klaxons commencent à nous être familiers mais j’ai du mal à m’habituer à ses rues super sales parfois nauséabondes et à tous ces indiens dormant à même le trottoir. 
Nos pas nous mènent vers le quartier un peu plus riche de la ville où nous trouvons assez facilement cartes de Bombay (d’une importance première surtout pour nous déplacer plus librement) et du sud de l’Inde pour la suite de notre périple, un cyber café et un distributeur acceptant de nous donner plus que 1 000 roupies. Au bout de plusieurs kilomètres de marche, c’est content et un peu fatigué que nous rentrons dans la famille de Fahad, notre couchsurfeur. Même si je resterai bien à Bombay pour faire les lieux un peu plus touristiques, flâner dans de nouveaux quartiers (la ville s’étend sur presque 60 km, je vous laisse imaginer)… il faut déjà penser à la suite de notre périple. Il nous faut décider de nos différents points de chutes dans ce sud immense pour atteindre Madras avant le 5 février au soir. Heureusement, nous pouvons compter sur l’aide du frère de Fahad et de son père. Notre prochaine destination sera donc Goa par train. Enfin nous l’espérons car les réservations sont assez floues et en discutant avec la famille et les autres couchsurfeurs sur place, nous ne recueillons pas les mêmes infos. Qui à raison ? Nous le serons demain.
Sophie
A mon tour de vous compter mes premières impressions de l’Inde. Contrairement à ce que je pensais, L’indou ne nous sourit pas du tout, ce qui ne veut pas dire qu’ils ne sont pas aimables par contre ils nous dévisagent tous comme si on venait de mars (ce qui est peut-être vraie). C’est à la fois déroutant et drôle.
Les taxis sont vraiment fun, un volant, un levier de vitesse, 2/3 pédales et rouler jeunesse. Bien entendu tout le monde connait la légendaire conduite des Indous qui n’est plus à présenter, mais une fois en voiture, la légende se transforme en cauchemar et on prie pour que la course soit la plus courte possible ce qui est rare vue la taille du pays.
Comme nous avons été accueillis chez l’habitant via le site COUCHSURFING nous avons pu voir comment vivait les gens chez eux à Bombay. C’est assez impressionnant,  le confort est dérisoire en tout point excepté l’équipement électronique. Cependant se sont des personnes qui ont le cœur sur la main et qui sont prêts à aider sans problème. Chez eux ils y avaient également d’autres COUCHSURFEUSE, qui venaient aussi de France, avec qui nous avons sympathisé le temps d’une soirée repas.
Julien

Welcome to Bombay

London airport : premier vol > vers Bombay
Le premier jour s’est résumé à prendre différents transports : TGV, métro pour arriver à Londres et prendre notre vol. Au terme de 8h d’avion, nous arrivons à Bombay. Nous y sommes enfin après 8 mois de préparation et autant de guides lus. Ce n’est pas pour autant que ce grand jour n’a pas été synonyme de galères. Sans plan, dans une ville gigantesque et avec une adresse un peu compliquée à trouver, nous nous sommes perdus en cherchant Fahad, notre couchsurfeur pour la nuit. Après plus de 2h à tourner à pied et en taxi, nous réussissons à trouver l’appartement.
Ce qui est certain c’est que nous retenons déjà quelques leçons de cette mésaventure mais avec le sourire après tout nous sommes en Inde et bien arrivée alors le reste c’est Inchala comme ils disent ici.
Sophie


mardi 4 janvier 2011

24h avant le grand départ

Dans 24h je serai dans l’avion destination le monde. Je dois dire que j’ai encore du mal à réaliser que je pars demain. D’un côté, je suis super contente et j’ai hâte d’atterrir à Bombay, début des aventures. D’un autre côté, je sais que quitter toute sa famille, ses amis, son petit cocon va être difficile. J’aimerai pouvoir vivre ce tour du monde en emmenant tous mes proches dans mon sac à dos. Mais là, il ferait plus que 15 kg.
Ce qui est assez rigolo c’est de voir tout le monde, leur souhaiter les vœux et leur dire on se retrouve en 2012 alors que 2011 ne fait que commencer. Pendant qu’ils vont continuer à vivre leur train train quotidien, je serai de l’autre côté de la planète à m’émerveiller devant tant de nouvelles choses, à rire et parfois à galérer. C’est çà aussi qui fait que ce tour du monde sera magique. Alors en route pour le monde.
Sophie
On l’a attendu pendant 8 mois et le voilà enfin, le dernier jour avant de partir. Un petit tour chez le coiffeur, un peu de rangement dans la chambre, mettre la voiture en lieu sûr pour une année et c’est parti.

Malgré mon tempérament plutôt stressé je suis d’un calme olympien et attend sereinement le grand départ. J’essaie en vain de finir un de mes jeux vidéo que j’avais sur le feu, cela m’aide aussi à rester zen. Bien que je pars l’esprit tranquille, j’ai quand même cette sensation étrange d’oublier quelque chose, seul l’avenir me dira si mes craintes sont fondées .

Julien

lundi 3 janvier 2011

J - 2

Yes !!

Après une bataille de plus de 2 heures, j’ai enfin réussi à tout retrouver dans la maison et bien entendu à tout mettre dans le sac. Contrairement à Sophie je n’ai eu aucun mal à le remplir et  je ne m’explique toujours pas pourquoi ; Car à deux-trois choses prêts nous avons quasiment les mêmes affaires.

J’ai aussi rempli le petit sac de 18 litres avec l’appareil photo et la caméra. En combinant le tout, j’arrive à peut prêt à 15 kilos, ce qui n’est pas mal. Enfin quoi qu’il en soit et bien que le sac soit lourd je suis quand même libéré d’un poids et prêt à décoller.

Julien

samedi 1 janvier 2011

J - 5

2011 est arrivé et avec lui l’approche du départ. Dans 5 petits jours, je m’envolerai pour Bombay, première destination de notre périple. En attendant, l’organisation du sac à dos s’est avérée un exercice beaucoup plus ardu que prévu. Après deux heures de rangement, il a fallu faire des choix pour que toutes les affaires rentrent sans forcer. Résultat 15 kg à porter, 4 kg de plus que prévu.
Sophie
Après un nouvel an fêté comme il se doit, je vais pouvoir me concentrer sur la préparation finale du tour. A force de dire au revoir à tout le monde, on se rend compte que l'on quitte peu à peu la France, ses amis, sa famille, même mon chat me regarde avec des yeux pleins de tristesse.
Pour la suite des événements, j'ai imperméabilisé toutes mes affaires, il ne reste donc plus qu'à remplir l'énorme sac avec toutes les affaires éparpillées un peu partout dans la maison. Bien entendu je pense qu'il me sera difficile de mettre tout ce dont j'avais prévu, mais je reste confiant tout de même.
J'espère ne pas arriver au delà de 16 – 17kg. Ce que je trouve est déjà un bon poids. En tout cas je souhaite une bonne année à tout le monde car je sens que la nôtre va être terrible.
Julien