vendredi 17 juin 2011

Du pavillon d’or aux estampes


Une pagode cachée dans la végétation
Après une première approche de l’art architectural et religieux japonais, je continue mon immersion dans ce monde par des édifices complètements différents. Les deux premiers temples se méritent réellement puisqu’ils sont situés à l’extrémité nord de la ville. Le premier Ninanji Temple reprend de nombreux éléments admirés la veille avec un style plus travaillé. Dommage que le jardin ne soit pas accessible au public car son mélange de couleurs promettait une belle promenade. 

Situé un peu plus loin, Kinkakuji est une particularité à lui seul. Son édifice principal n’est pas en bois comme les autres mais en or. Oui en or. Le golden pavillon me laisse ton bonnement sans voix. Comment un shogun (ce titre correspondait à celui de général ou administrateur des provinces pour faire plus simple) a eu l’idée d’ériger un tel pavillon. C’est à la fois de la folie et de l’ordre du grandiose. Malheureusement nous ne pouvons pas pénétrer dans ce lieu mystique qui renferme tout de même trois niveaux de trésors architecturaux. 

Pavillon d'or
Ma dernière visite de la journée est complètement différente puisqu’il s’agit de Nijojo, le seul château de Kyoto. N’allez pas imaginer qu’il ressemble à nos châteaux forts. Loin de là. En fait il a été construit au 17ème pour se protéger des ennemis et possédaient une fonction politique. Le Shogun y tenait notamment audience et y recevait les ambassadeurs du royaume. Si les pièces sont complètement dépouillées de mobilier, celui-ci est largement remplacé par les fines peintures murales et les estampes. Au Japon tout ou presque se fait à même le sol sur des futons et la seule richesse autorisée reste les estampes et les cloisons coulissantes décorées. Ainsi plus ils étaient richement peints plus cela indiquait la richesse et la puissance de son propriétaire. L’idée est intéressante surtout dans une société ou le minimaliste devient la règle.

Sophie

Photos 

jeudi 16 juin 2011

Immersion dans l’art japonais


Exemple de jardin à la japonaise
Kyoto est complètement différent de Tockyo. La ville est propice à la relaxation et à la sérénité. Ici pas de grandes avenues, pas de japonaise au style déjanté ni de quartiers dédiés aux jeux vidéos… L’ancienne capitale du royaume se distingue par le nombre de ses temples et de ses jardins au style bien particulier. Zénitude et recueillement sont donc au programme de ces deux premiers jours de visites. La cité abrite plus de 150 temples possédant tous une particularité et non moins de jardins. Il est donc impossible de visiter tous les édifices et parcs d’autant que la plupart classé par l’UNESCO sont payants.  Je me suis donc concentrée sur les monuments les plus importants ou impressionnants et ce ne sont pas forcément ceux classés ou cités dans les guides.

Intérieur des édifices
De toute façon plus qu’une liste des choses à voir ou à faire, Kyoto se visite tout simplement en flânant et en tombant par hasard sur un édifice ou un jardin. C’est par le quartier d’Higashiyama que je commence mon exploration. Des dizaines de temples s’y concentrent au détour des petites rues pavées. Tout est étrangement calme et c’est très agréable de s’y promener. Les premiers jardins à la japonaises me tendent les bras. Ils sont magnifiques. Les arbres, les plantes, les cours d’eau qui semblent disposer n’importe où à première vue offre un spectacle de verdure et de calme incroyable. J’ai envie de m’asseoir dans chaque recoin pour mieux apprécier cette nature. Au fil de mes pas, je découvre plusieurs écrins de verdure tous différents mais bâtis sur la même symbiose celle du zen. 

Dessins des estampes
Quant aux temples, ils sont exactement comme je les avais imaginées. L’architecture  extérieure ne présente que peu d’intérêt sauf dans certains cas où les portes sont richement décorées mais l’intérieur dévoile un style unique. Il est fait de grande pièce séparée par des tentures japonaises (bien connu de tous). Cela donne une sensation d’espace et de légèreté assez incroyable. La beauté des lieux réside aussi dans la richesse des estampes richement décorés souvent avec des feuilles d’or. Parfois, je trouve les fameux banzaïs mais cela reste rare. Le sol est couvert de bois et de futons. Cette sensation d’espace est d’autant plus impressionnante que mis à part dans les temples, les citadins japonais vivent dans de toutes petites maisons ou appartements. Le mot d’ordre est gain de place et le style lego est de mise. Je comprends mieux pourquoi ils sont tellement friands de ces édifices et de leurs parcs. Nous sommes dans une autre dimension.

 
 

mercredi 15 juin 2011

Une autre étape


Après plusieurs jours dans la capitale, Sophie souhaite continuer son périple au Japon tandis que Julien préfère continuer à explorer cette cité incroyable. C’est donc seul que Sophie part pour Kyoto avec le fameux bullet train. Après 6 mois de découverte ensemble, il est temps que chacun fasse un bout de chemin de son côté.  L’occasion de s’immerger chacun de son côté dans une culture vraiment différente des autres pays asiatiques.

Et pendant que Julien joue les explorateurs à Tockyo, vous aurez la chance ou pas de suivre mes aventures à Kyoto.

Sophie et Julien

mardi 14 juin 2011

L’art japonais


Le temple Senso-Ji
Nouvelle journée, nouveau quartier de la capitale. Nous logeons dans le quartier d’Asakusa et il est temps pour nous de partir l’explorer. Le quartier est réputé pour son temple Senso-Ji, le plus vieux de la capitale. Plus que le temple c’est surtout l’artisanat qui nous intéresse. De nombreuses échoppes proposent de nombreux objets artisanaux. Parmi eux bien entendu, nous trouvons les fameux sabres des samouraïs et les kimonos aux couleurs éclatantes. Il est difficile de savoir où donner de la tête tant il y a de choses à voir et pourquoi pas à ramener. Cela nous donne en tout cas une bonne idée de l’art artisanal japonais. Nous sommes aussi étonnés du nombre de produits vestimentaires et décoratifs importés de Chine. Alors que nous venons de Chine, nous n’avons jamais eu l’occasion de voir ses produits dans le pays. C’est assez bizarre de les trouver au Japon mais peut-être que la Chine préfère importer ces produits plutôt que de les vendre sur son territoire.

rue branchée de Tockyo
La séance shopping terminée, nous partons vers le palais impérial et son jardin. Situé dans le centre de Tockyo, le quartier est radicalement différent des autres. Nous avons l’impression de nous trouver dans une ville différente. Il faut dire que les tours sont omniprésentes et que le district est plutôt riche au vu du nombre de magasin de luxe et des palaces qui jouxtent les larges avenues. Au bout d’un long boulevard et de parkings gigantesques se dressent le palais. Nous savons que nous ne pouvons visiter que la partie est mais ce que nous ignorons c’est qu’il n’est ouvert au public que certains jours de la semaine. Vous l’avez deviné, il est fermé et nous sommes bon pour y revenir. 

Changement de programme et direction Harajuku. Là se donne rendez-vous les jeunes Tokyoïtes pour une séance shopping un peu particulière. Car à côté des magasins de luxe, se trouvent les échoppes dédiées aux tendances les plus folles de la capitale : pink Gothic, déguisement de princesse, d’héroïnes de Mangas… Nous rencontrons donc un bon panel de jeunes filles et garçons habillés de façon étrange (pour nous bien entendu). Et si nous commençons à nous habituer à leurs extravagances vestimentaires en revanche nous commençons à comprendre que les japonais sont finalement de grands enfants. Et ils ont sans doute raison.

Sophie et Julien.

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lundi 13 juin 2011

Cité électrique nous voilà


Julien devient fou devant tant de jeux
Est-il utile de présenter Akihabara, la cité pour les fans d’électroniques et de jeux vidéos. Comme tout fan qui se respecte, il fallait au moins une journée si ce n’est plus à Julien pour s’immerger dans un monde qu’il connaît par cœur ou presque. De son côté, Sophie est plutôt curieuse de pénétrer dans cet univers qui il faut l’avouer la laisse un peu perplexe. 

Dès la sortie du métro, nous comprenons pourquoi elle est nommée la cité électrique. Des dizaines de rues ne comportent que des magasins plus ou moins grands dédiés à tout ce qui touche de près ou de loin l’électronique (cela va du câble de raccordement pour ordinateur, aux PCS et tél derniers cris en passant pas tous les gadgets possibles et inimaginables) et les jeux vidéos. Des immeubles entiers sont dédiés aux jeux. Sega, Taito station et d’autres grandes marques bien connus des Geeks ont même leurs clubs. A l’intérieur, vous pouvez jouer aux derniers jeux mais aussi à des rétros-jeux et vous essayer aux machines à pinces (les japonais en raffolent). A côté de ses clubs et des markets malls (qui ne représentent que finalement peu d’intérêt car vendant tous la même chose), vous pouvez dénicher des perles dans les nombreux petits commerces. Jeux vidéos pour tous les goûts, consoles derniers cris avec leurs jeux sont présents à profusion mais aussi de nombreux games et mangas typiquement japonais qui ne sortiront jamais en France. C’est assez rigolo de se promener dans les rayons et de considérer toutes ses héroïnes (et oui se sont en majorité des femmes) qui ressemblent un peu aux vraies japonaises (sauf qu’elles ont de grands yeux et une poitrine assez grosse). Dommage que la plupart resteront confidentiels et non accessible à l’international. 

Des rétro-jeux sortis tout droit de notre enfance
A côté de ses immenses rayons rangés par catégorie de consoles (DS, PSP, Xbox et j’en passe), vous trouvez des jeux rares et assez chers. Au coin d’une rue, nous dénichons ainsi un petit magasin ne vendant que des rétro-consoles et jeux. Imaginez que l’on pouvait encore y trouver la première console de notre enfance et les jeux qui vont avec (games color, Saturn…). Comme quoi Akihebara est vraiment le royaume des geeks, des collectionneurs et des amoureux des jeux vidéos. 

Après cette plongée dans cet univers, nous revenons dans un monde plus terre à terre mais non moins fascinant celui de la nuit. Direction donc Roppongi où les clubs et bars branchés sont de légions. Malheureusement, en semaine les rues ne sont pas très animées. En nous perdant dans les rues, nous finissons par tomber sur un restaurant de poissons grillés typiquement japonais. Notre première immersion dans l’art culinaire japonaise va se révéler un régal pour les papilles même si l’assiette n’est pas très copieuse. Il faudra remettre à un week-end notre envie d’aller danser. Tockyo nous réserve encore bien des surprises.

Sophie et Julien 

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dimanche 12 juin 2011

Autre vue de Tockyo

Panorama de la Tockyo Tower
Après la folie de Shibuya et ses mélanges de styles, nous partons pour un autre quartier de la capitale : celui de la baie. Comme nous sommes dimanche, la majorité des magasins sont fermés (et oui nous sommes revenus dans des pays où le travail est un peu plus recommandé) et nous optons donc pour un lieu où nous sommes pratiquement certains de rencontrer des japonais : le parc. Un colocataire de chambre à l’auberge de jeunesse qui vit et travaille au Japon nous conseille celui de Yoyogi dans le district de Shijugu.
Les japonais sont très friands des pique nique en famille et cela se confirme dès notre arrivée puisque des dizaines de familles sont déjà installés sur l’herbe ou dans les aires dédiées à cet effet. Et pendant que certains déjeunent, d’autres courent, font du vélo, s’entraînent à divers loisirs… Bien entendu, un peu comme à Chibuya nous retrouvons tous les styles vestimentaires pour notre plus grand bonheur. Cependant, nous avons vite fait le tour du parc car au final ces tranches de vie quotidiennes ne sont pas différentes de celles que nous avions déjà observé dans les parcs en Chine.
Monuments pour les enfants
Nous changeons donc de quartier pour nous diriger vers la baie et la Tockyo Tower. Situé dans un quartier un peu plus riche, la Tockyo Tower ressemble étrangement à notre Tour Eiffel sauf qu’elle est rouge et qu’elle est un peu plus grande (les japonais aiment bien le préciser). En haut, la vue panoramique sur la ville est superbe et nous fait prendre conscience de son immensité et de sa diversité avec les grandes tours qui jouxtent des petites maisons colorées. C’est l’occasion de porter une autre vision sur la mégalopole. Nous savons qu’il faut 3 jours pour traverser la ville de part en part. En tout cas, lorsque l’on voit son étendu du haut on comprend pourquoi.
Après avoir pris de la hauteur, nous retrouvons le plancher des vaches et nous nous dirigeons vers la fameuse baie de Tockyo. Si la vue n’est pas mal notamment sur le pont rainbow, en revanche nous ne pouvons pas nous y promener car rien ou presque n’a été aménagé. En revanche, sur la route, nous avons pu admirer zojoji dédié aux enfants. Dans les jardins des milliers de petites statues en pierre parfois habillées avec de superbes vêtements sont très rigolotes. Malheureusement, elles représentent autant d’enfants décédés et recueillent leurs cendres. C’est triste de voir que ces jolies miniatures servent pour une si triste utilisation. A côté des ces étranges monuments funéraires, nous trouvons un panneau comportant des centaines de messages en bois, quelques lignes d’espoirs, de chances, de pensées… destinés à tout le monde ou à quelqu’un en particulier. Une jolie manière d’exprimer ce que l’on ressent.
Sophie et Julien
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samedi 11 juin 2011

Tockyo, la ville folle

La foule traverse le carrefour de Chibuya
Nous partons à l’assaut de Tockyo et dès nos premiers pas, nous sommes surpris par cette ville. Les Japonais enfin surtout les japonaises ont vraiment un style particulier, original et très sympathique. Nous rencontrons de tout : les écolières en jupe plissées, les jeunes filles déguisées en personnage de mangas ou en princesse, le style gothique mélangé aux roses, le style classique et d’autres tenues vestimentaires associant les couleurs les plus improbables… le tout étant relativement court. La tenue vestimentaire n’est qu’un avant goût de la « folie » japonaise. 

En parcourant les magasins vous dénichez des objets insolites et plus rigolos les uns que les autres : chapeau rose bon anniversaire, lunette démentielle, nounours bougeant dans tous les sens en dansant… Nous sommes dans un univers où l’enfance est omniprésente sous la forme d’objets, de jouets, de peluches, de jeux… L’imagination n’a aucune limite et d’un point de vue extérieur c’est assez rigolo de les observer. 

Des styles différents et fun...
La diversité des styles et de la culture japonaise s’avère très flagrante dans le quartier de Chibuya. Tout le monde ou presque le connait à travers le monde à cause des millions de personnes qui foulent chaque jour les passages piétons venant des 4 directions. Nous devons dire qu’en sortant du métro, il est assez saisissant de voir des milliers de personnes s’entassaient sur les trottoirs face aux passages cloutés attendant frénétiquement l’apparition du petit bonhomme vert. Et là, tout le monde se presse comme des milliers de petites fourmis devant traverser le plus vite possible pour attraper un bout de fromage. Nous nous mêlons avec plaisir à la foule nous laissant bercer par l’ambiance de folie qui y règne. 

Chibuya reste le berceau du shopping. Des dizaines de market mall s’étendant sur des dizaines d’étages et de magasins en tout genre s’entassent dans les rues semi piétonnes. Et nous ne vous apprenons rien en vous disant que le samedi après-midi c’est séance shopping pour toutes les jeunes filles et femmes branchées. Nous ne résistons pas à pénétrer dans ses temples de la mode où vous trouvez tous les styles à tous les prix et bien entendu vous n’en ressortez pas indemne. Enfin pour Sophie surtout. A la nuit tombée, l’ambiance semble encore plus folle avec toutes les lumières des enseignes qui invitent à dépenser et les nombreux rabatteurs pour tel ou tel restaurant. Chibuya est une bonne approche de la ville et de sa culture. Il est certain que nous n’allons pas nous y ennuyer.

Sophie et Julien

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