dimanche 7 août 2011

Une journée de pluie


Paysage montagneux
Après la découverte de Auckland, il est temps de nous écarter des grandes villes pour partir explorer l’arrière pays. Malheureusement, le temps n’est pas avec nous pour cette première journée puisqu’il pleut. Nous savions que nous arrivions en hiver en Nouvelle Zélande mais nous espérions échapper au mauvais temps. C’est un peu raté pour le moment mais la météo ici est un facteur très changeant en raison des montagnes environnantes et de l’Antarctique toute proche.

Nous ne nous laissons pas abattre et nous choisissons de nous rendre jusque Hamilton en prenant la route scénique. Dès les premiers kilomètres, le panorama montagneux s’avère très vert et luxuriant. Malgré le peu de visibilité, il offre une vue magnifique. La Nouvelle Zélande ressemble par bien des aspects à l’Irlande tant les paysages sont montagneux, verts et très agricoles. Moutons et vaches paîtront en toute tranquillité. Nous découvrons aussi les villages nouveaux zélandais composés en majorité de ferme en colombage et de vieilles maisons de styles anglo-américaines. 

Si nous sommes loin des espaces vides de l’Australie, les maisons semblent tout de même perdues dans les vallées, séparées des villes par les sommets aux multiples arbres. 

Sophie et Julien

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samedi 6 août 2011

Un début en fanfare

Le Haka !
Notre périple en Nouvelle Zélande commence à Auckland. La ville en elle-même ne reflète pas le pays car même si elle contient plus d’un quart de la population, il s’agit davantage d’un melting pot des cultures plutôt que la population originelle du pays. Toutefois, la ville mérite le coup d’œil pour s’imprégner de l’ambiance et découvrir quelques une des façades victoriennes dispersées ici et là dans les rues de la ville. Et puis c’est toujours plaisant de flâner sans but précis, juste pour prendre son pouls. Il faut dire que les rues sont bordées de nombreux magasins internationaux ou non.
L'équipe de concentre
Mais pour voir une vue d’ensemble de Auckland, il faut prendre de la hauteur et monter à la sky tower. Du haut de ses 180m, elle offre un panorama fabuleux sur la cité montrant qu’il s’agit en réalité de plusieurs îles reliées les unes aux autres par plusieurs ponts. Cela explique en parti le fait que le centre ville se concentre que sur quelques pâtés de maisons et se parcoure en moins de 20 minutes.
Notre première immersion en Nouvelle Zélande ne va pas se résumer à parcourir les rues de la capitale puisque nous avons la chance de pouvoir assister à un match des Alls Blacks en direct et attention pas n’importe quel match, la finale des tri nations contre la voisine australienne. A la veille de la coupe du monde de rugby, c’est un test décisif pour les deux équipes et pour l’organisation. Nous partons en train jusqu’au stade et dès notre arrivée l’ambiance est phénoménale. Plus de 60 millions de personnes sont attendus et c’est une véritable marée humaine qui prend peu à peu place dans le stade, encourageant leur équipe préférée à grand coup de peintures faciales et de drapeaux. Inutile de dire que les supporters des Alls Blacks restent en majorité. Avant même le début du match, le ton est donné : fête et respect sont les maîtres mots. Aux hymnes nationaux respectifs, tout le monde se lève et le silence se fait avant de reprendre en cœur le chant. Assez émouvant. Autre facette beaucoup plus guerrière : la fameuse danse du Haka. Nous avons la chance d’y assister à deux reprises. La première par de véritables maoris qui offre la danse traditionnelle avec pour seul tenu une petite jupette et une lance. La deuxième toujours impressionnante est réalisée par les joueurs eux-mêmes. En plus du chant et de la danse, les traits de leurs visages prennent une expression si effrayantes que nous avons presque peur nous-mêmes. Nous comprenons mieux en les voyant de près et en les entendant que cela puisse impressionner l’adversaire. Il est temps alors que le match débute. L’ambiance est au top. A chaque fois que l’équipe avance tout le monde crie, agite des drapeaux ou se lève pour ne pas louper une miette et pour encourager au mieux les joueurs. Nous nous prenons vite aux jeux nous-mêmes se surprenant à crier aux joueurs « passe le ballon ou avance » alors qu’ils ne peuvent ni nous entendre ou comprendre. 80 minutes de bonheur au cours du quel nous assistons à de très belles actions, des plaquages mémorables, des essais de toute beauté suivie de transformation. Les Alls blacks offrent un spectacle de grande classe enchaînant les essais  pour finir par gagner 30 à 17. La fête n’a plus qu’à battre son plein jusqu’au bout de la nuit pour féliciter l’équipe.
De notre côté, ne pouvant pas vraiment aller faire la fête (nous ne sommes pas acceptés dans les pubs classes habillés en basket), nous fêtons la victoire de l’équipe à notre manière. En rentrant au centre-ville, une attraction pour les courageux nous attend : le bungy. A deux dans une nacelle, nous décollons à plus de 100 m de hauteur en moins de 2 secondes pour se retrouver la tête à l’envers et rebondir plusieurs fois avant de descendre tout doucement. Sensation garantie et il faut avoir le cœur bien accroché. Au final c’est une expérience très fun avec une bonne dose d’adrénaline. De quoi donner le ton pour la suite.
Sophie et Julien

Photos 

vendredi 5 août 2011

En route vers la Nouvelle Zélande

Vue de la Sky Tower
Après 7 mois au tour du monde, nous sommes rodés dans les avions et pourtant… Choisissant la solution la moins onéreuse, nous optons pour le transport en voiture jusque l’aéroport. Problème : le pick up a déjà une dizaine de minutes de retard et il nous faut ensuite attendre près de 30 minutes qu’il finisse de ramasser tout le monde dans les hôtels différents sans compter qu’il passe en premier déposer les passagers de l’aéroport domestique.
Du coup l’heure tourne et nous arrivons juste 2h avant notre vol. La course contre la montre débute alors entre l’enregistrement des bagages, le passage à la douane, le passage au détecteur… Nous arrivons juste 30 minutes avant le décollage. Comme quoi il ne faut jamais avoir trop confiance avec les avions. Après 3h de vol la course continue pour récupérer le campeur van loué d’avance car l’agence ferme à 4h et il est déjà 3h lorsque nous sortons enfin de l’aéroport. Heureusement que nous pouvons compter de nouveau sur la chance pour arriver à 3h55. Moralité de l’histoire, une journée à courir et une arrivée en fanfare en Nouvelle Zélande.
Sophie et Julien

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jeudi 4 août 2011

L’Australie, un pays immense vide de monde


Coucher de soleil sur Uluru
Pour nous français, l’Australie reste un pays très lointain que nous connaissons très peu à part lors des jeux olympiques de Sydney ou lors des rares événements dramatiques ou politiques qui s’y passent. Cette plus grande île du monde (elle fait quand même la taille de l’Europe) se développe à une vitesse folle et emploie à tour de bras des jeunes venus du monde entier, pour le peu qu’ils en veulent. Bref, c’est un pays dont l’économie va plutôt bien et qui risque d’ici quelques années de dépasser notre euro. 

Vue de Sydney
Imaginez donc notre soif de curiosité lorsque nous avons atterris à Darwin, imaginant voir l’Opéra de Sydney, le site sacré d’Uluru, les kangourous, le désert appelé outback et la barrière de corail. Bien entendu nous avons vu tout cela mais plus encore. Car l’Australie reste un pays qui a su intégrer des cultures, des traditions différentes et les mixer pour en sortir sa propre identité. Nous retrouvons donc les habitudes américaines et anglaises (en tête) mais aussi quelques mots européens et français, les traditions et les religions asiatiques et musulmanes. Le tout donne Sydney, une mégalopole qui réunit tout de même un quart de la population du pays. En s’y promenant vous vous sentez tout de suite comme chez vous avec ses façades de verres, ses monuments de l’époque victoriennes, ses nombreux magasins internationaux et ses curiosités touristiques comme l’Opéra, les Rocks ou encore l’Harbour Bridge. A la sortie des bureaux, il n’est pas rare de croiser les costumes cravates dans les pubs à discuter de tout et de rien devant un bon verre de vin (l’Australie est tout de même mondialement reconnue pour son vin et il est vraiment exceptionnel), prolongeant parfois jusque tard dans la soirée ces moments d’échanges et de convivialités. 

Convivialité pourrait d’ailleurs être le meilleur terme pour désigner ses australiens. Ils feront tout de qui est possible pour vous aider à vous intégrer dans la société car eux-mêmes sont passés par là (enfin pour la plupart). Du coup les barbecues entres amis et collègues sont souvent de mises tout comme une partie de pêche, un match de rugby ou une partie de surf (le sport national par excellence). La population vit en majorité dehors. Il faut dire que le thermomètre descend rarement en dessous de 15 degré la journée même l’hiver (à part peut-être du côté de Melbourne) et que la pluie n’excède rarement une journée. 

Les grandes plages de sable blanc
Pourtant si la convivialité et l’intégration sont de mises, il n’en est pas de même pour tout le monde. Nous avons été étonnés de voir que les aborigènes, qui sont les premiers habitants de l’île au niveau historique, sont très peu présents dans les grandes villes et même dans la plupart du pays. En réalité, nous ne les trouvons que dans les territoires du nord et au centre. Ils sont pour la plupart confinés dans des réserves loin de toute grande ville. Nous nous étonnons de cette situation. Plus tard, nous comprenons davantage la situation car si le gouvernement a mis des années à les accepter, les aborigènes préfèrent vivre loin des blancs, de leur côté. Ils se sont créés une espèce de société à part avec leur propre drapeau et leur propres lois, vivant de leur culture et des immenses aides octroyées par le gouvernement. Peut-être est-ce un tort de leur donner des aides et peut-être est-ce un tort pour les aborigènes de vivre cloitrés. Il faudrait se pencher davantage sur la question pour se permettre de les juger. 

Les kangourous australiens
Il faut dire qu’ils peuvent se permettre de vivre reclus tellement le pays est immense. Lorsque nous quittons Darwin pour Uluru ou Ayers Rock, nous nous enfonçons dans l’arrière pays australien ou l’outback. Là, le mot désertique prend tout son sens. La route est droite sur des centaines et des centaines de kilomètres et nous traversons des paysages désertiques. Enfin quand nous parlons de désert, il ne faut pas imaginer du sable mais plutôt des petits arbres et de la terre marron devenant de plus en plus rouge au fur et  à mesure de notre avancée et s’étendant à perte de vue. Les villes se comptent alors sur le doigt d’une main et il s’agit de ne pas louper les rares pompes à essence au risque de tomber en rade d’essence (ce qui a d’ailleurs failli nous arriver en approchant de Alice Springs). Nos seuls compagnons de route deviennent alors les aigles, les oiseaux et les kangourous souvent morts sur le bord de la route. Le dépaysement est garanti et  le silence avec. 

Cependant, l’Australie ce n’est pas seulement le désert et les plaines désertiques. Elle offre un panel de paysage incroyable en fonction de la région et des couchers de soleil magique. Vous passez ainsi du désert aux montagnes puis au littoral grandiose avec ses plages de sables blancs, son eau turquoise et sa barrière de corail qui ne semble jamais finir. 

Les peintures aborigènes
Vous me direz, mais alors qu’y a-t-il de vraiment exceptionnel sur cette île. En fait, vous ne trouverez pas de sites historiques à proprement parlé sauf les lieux sacrés des aborigènes et les mythes et légendes qui sont associés. L’île est plutôt une succession de panorama grandiose à explorer et à découvrir lors de longues promenades, à la nage ou en camping-car en parcourant les grandes étendues. Nous avons effectué plus de 30 000 km en 40 jours pour finalement ne voir qu’une infime partie du pays et repartir avec des images plus belles les unes que les autres. 

Finalement l’Australie est une île continent qui aligne les chiffres plus impressionnants les unes que les autres au niveau grandeur comme la grandeur du pays, le nombre de kilomètres à parcourir, la longueur de la barrière de corail… 40 millions de personnes pour une superficie qui est triple voire quadruple, on ne peut pas dire qu’ils sont confinés.

Sophie et Julien

Derniers jours avant la Nouvelle Zélande


L'opéra sous un soleil radieux
Notre périple en Australie s’achève. Toutefois, nous ne pouvions pas quitter le pays sans visiter Sydney (une deuxième fois pour Sophie). Sous un beau soleil nous partons pour l’Opéra, le monument le plus célèbre du pays. Nous devons avouer que même si on l’a déjà vu une fois, il est toujours aussi impressionnant surtout lorsque les tuiles brillent par le soleil. Il a quand même fallu la bagatelle de 1 millions de tuiles et des briquettes pour réussir à achever ce bâtiment grandiose. A première vue, nous pensions que l’architecte danois souhaitait reproduire des coquillages mais pas du tout. En réalité, l’opéra représente des quartiers d’orange, de fruits avec un savant mélange de temples mayas. Tant pis pour la version plus maritime des coquillages.
Plus que l’opéra, le quartier de circular quay offre aussi une vue sur la baie de Sydney, sa ville, ses ferrys et son incontournable Harbour Bridge. Ce pont de tôle et d’acier ne représente pas un grand intérêt au premier abord. Pourtant, il finit par s’intégrer parfaitement au paysage et en impose par sa grandeur. Nous n’avons pas fait l’escalade faute de temps et d’argent mais nous avons profité des nombreux panoramas qu’il offre à ses pieds. 

Les façades de verres et victoriennes
Après cette parenthèse culturelle, nous prenons la direction du centre-ville pour admirer le savant mélange des façades victoriennes et des immeubles de verres et de tôles. Pendant que les hommes d’affaires se pressent le téléphone portable collé à l’oreille, nous flânons tranquillement dans les rues, admirant les immeubles, s’imprégnant de la vie des grandes cités australiennes si différentes de toutes les villes traversées jusque ici et surtout de l’outback australien. La visite se poursuit par les rues commerçantes et leurs innombrables enseignes internationales. Au détour d’un market mall niché dans les vieux bâtiments, nous tombons sur quelques pépites comme une horloge farfelue représentant le territoire australien ou quelques fresques au style anglo-aborigène. Nos pas nous emmènent jusque Chinatown. Là, nous retrouvons toutes les facettes de la Chine et de l’Asie dans un immense marché. C’est assez rigolo et cela clôture d’une étrange manière notre passage en Australie.

Sophie et Julien

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mardi 2 août 2011

De Launceston à Hobart


Vue du Mont Wellington sur Hobart
Nous achevons ce court séjour en Tasmanie par la traversée de l’intérieur du pays. Il s’agit de rejoindre Hobart. Si nous n’avons pas pu effectuer de grandes randonnées connues comme celle de l’Overland Track, nous avons réussi à avoir un bel aperçu de l’île en seulement 4 jours en découvrant des paysages magnifiques et différents allant des montagnes à la mer en passant par les lagons d’un bleu surnaturel. La Tasmanie reste vraiment le détour à ne pas manquer. D’ailleurs pour résumer un peu tous les panoramas, le Mont Wellington, en haut de Hobart offre une vue imprenable sur la région.

Sophie et Julien

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lundi 1 août 2011

En route pour Launceston


La magnifique Baie of fires
En arrivant à l’auberge de jeunesse de Launceston, nous avons la surprise de tomber sur le même petit groupe qu’à Hobart et à Bicheno la veille. Nous nous suivons depuis trois jours effectuant les mêmes visites. C’est ainsi qu’au fur et à mesure nous avons lié connaissance avec de jeunes chinois et hollandais. C’est assez rigolo d’effectuer le même parcours et finalement de se retrouver le soir pour partager nos impressions autour d’un repas chaud. Aujourd’hui nous racontons nos découvertes sur la route nous menant à Launceston., deuxième plus grande ville de Tasmanie. Notre première escale de la journée fut consacrée à la plage de Bicheno qui abrite en principe une colonie de pingouins. Seulement en hiver, les pingouins ne montrent pas le bout de leur nez. Peut-être se mettent-ils au chaud ? 

La plus grande cascade du pays
Du coup nous quittons assez vite la ville pour nous enfoncer dans les parcs nationaux. Nous partons à la recherche des plus belles cascades du pays et au cours de nos petites promenades nous tombons sur de véritables pépites parfois perdues au milieu de la forêt luxuriante comme celle peu probable du côté de la rivière St George ou encore la plus grande chute d’eau de Tasmanie : les St Columba Falls. Du haut de ses 90m le filet d’eau ressemble à un immense voile de marié qui s’affine de plus en plus au fil des mètres. Ce sont des millions de tonnes d’eau qui tombent sous nos yeux. Dommage que nous soyons obligés de rester au bas de la chute et qu’un sentier ne nous permette pas d’y monter. 

Nous quittons les chutes d’eau pour une autre forme d’eau : l’océan et ses lagons. La baie of fire nous attend. Au bout de la route de magnifiques lagons s’étendent à perte de vue avec leurs couleurs qui semblent tout droit sorti des plus belles plages du monde. Le bleu transparent, turquoise, profonde, marine se superpose au sable d’un blanc immaculé et aux rochers bruns aux tâches oranges feux. Nous nous demandons comment ses rochers peuvent revêtir une couleur aussi flamboyante. Nous restons bouche bée devant cette merveille de la nature. La contemplation suffit aux mots.

Sophie et Julien

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