samedi 8 octobre 2011

Sucre, la ville blanche


Une des nombreuses églises
Nous pourrions presque dire qu’après le sel nous donnons dans le Sucre à la différence près que Sucré était un général qui a participé à l’indépendance de la Bolivie. La couleur est tout de même la même que le sucre et en nous promenant dans cette ville toute blanche nous avons envie de croquer les murs. 

Pour une fois la cité ne revêt pas une couleur blanche juste dans le centre-ville mais également aux alentours ainsi que sur les édifices religieux et publics. Avec le soleil qui s’y reflète, cela donne un aspect très singulier et lumineux à la ville. Il est agréable de se promener et de découvrir les églises arborant parfois la couleur blanche et brune, les nombreuses petites places verdoyantes et les mignons petits parcs. Le jardin Bolivar assez petit par sa taille reste rigolo avec sa réplique (mal faites) de la Tour Eiffel et la possibilité d’en faire le tour en quad ou en motocyclette. 

La ville blanche se pare d'or la nuit
D’ailleurs, pour la première fois depuis notre arrivée en Bolivie nous constatons que Sucré est une ville moderne, cultivée, un peu plus riche et où vous vous attardez avec bonheur. Ici, les femmes sont habillées presque toutes à l’Européenne, les hommes arborent le costume cravate, les maisons sont terminées, les prix sont un peu plus élevés pour un service de meilleure qualité et vous trouvez des boutiques un peu plus luxueuses. Il faut dire qu’il s’agit de la cité la plus riche du pays. Nous imaginons que dans 10 ou 20 ans toute la Bolivie pourrait ressembler à Suré. Une bonne chose pour les habitants qui vivraient un peu mieux et une mauvaise chose car la culture et l’identité du pays n’existerait alors quasiment plus. Mais bon, nous sommes encore très loin d’un bouleversement aussi radical. 

Une réplique de la Tour Eiffel. A vous de juger !
En attendant, nous profitons de cette abondance pour faire le marché ; toujours une mine d’or en fruits, légumes et autres objets de la vie quotidienne ou insolites et goûter quelques gourmandises. Difficile à croire mais la Bolivie est réputée pour son Chocolat avec comme capitale Sucré. Pour les gourmands que nous sommes difficile de résister à la tentation. Nous nous offrons donc un chocolat chaud et goûtons quelques pièces  au lait, à la noisette, blanche… Bon avouons le tout de suite, s’il est bon, il ne vaut pas notre chocolat français (un peu chauvin pour la bonne cause) et nous le classons dans la catégorie moyenne. Cela ne nous a tout de même pas empêché de cracher dessus.

En définitive, Sucré reste une jolie ville gourmande qui méritait bien un petit détour.

Sophie et Julien

Photos 

jeudi 6 octobre 2011

Sucre ou non


Julien escalade pour récupérer le sac
Après la blancheur du salar, nous continuons notre périple avec la couleur blanche puisque nous prenons la direction de Sucre. Mais en Bolivie, nous ne sommes jamais certains d’atteindre notre destination.

Nous partons sans encombre d’Uyuni dans un bus plutôt classe pour une fois (avouons-le). C’était sans compter les fameuses et bien connues grèves boliviennes. Après 5h de route parfois sur une voie goudronnée, parfois sur des chemins et d’autres fois encore dans la pampa, nous arrivons aux abords de Potosi. 80 km nous sépare encore de Sucré lorsque sur la route un camion citerne s’étend de travers. Un accident au premier abord. Mais non. Ce sont les mineurs qui bloquent le trafic pour protester contre l’absence de travail (nous l’avions évoqué lors de notre passage à Potosi). Le bus ne peut plus avancer et nous sommes priés de descendre et de marcher jusqu’à la ville située 5,6 km plus loin. 

La place tant attendue de Sucre
Nous voilà donc sur les routes boliviennes avec nos gros sacs crapahutant à 4 000m pour nous retrouver devant la prison de Potosi (réel). La ville est encore à plus de 2h de marche et nous décidons de nous poser en attendant un éventuel moyen de transport. Les taxis demandent très chers pour nous amener jusqu’au terminal de bus de la ville et les minis-bus refusent de nous prendre avec nos gros sacs (il faut dire que dans notre épopée, nous sommes 7). Pour couronner le tout, il commence à pleuvoir. Bon allez, no problema en Bolivie et après plus de 45 minutes d’attente et de bataille avec notre pauvre espagnol, nous finissons par trouver un combi qui accepte de nous déposer en ville. Victoire !

Une des rues
Enfin, première victoire car une fois au centre de bus, il faut réussir à faire comprendre à la nana du guichet que nous voulons aller à Sucre, à savoir si nous allons pouvoir partir et surtout que nous ne voulons pas repayer un deuxième ticket (ils sont spécialistes pour cela en Bolivie). Il fallait nous voir tous les 7 devant le guichet nous exprimant avec un savant mélange de français, anglais, espagnol et une bonne dose de gestes… le tout en essayant de ne pas rire (vidéo gag en direct). Après un coup de fil, on nous dirige vers le nouveau terminal de bus (ben oui il fallait qu’on tombe dans une ville avec deux terminaux).  Comment nous y rendre ? Prochain défi du jour. A l’extérieur un bus de la même compagnie que celle de ce matin, est garé avec à l’intérieur le chauffeur. Jouant sur la chance et un coup de bleuf, nous montons dedans et il finit par nous amener au deuxième terminal où là un bolivien nous demande d’attendre le bus du soir (qui part 3h après).

Bon allez nous avons un bus pour Sucre (enfin espérons). Le bus arrive, nous montons, nous bataillons pour être assis et nous partons. Sucre se profile 3h après et en descendant du bus nous soufflons. Enfin nous avons atteint notre destination. Sucre, la ville blanche qui se mérite.

Sophie et Julien

Photos de Uyuni à Sucré 

mercredi 5 octobre 2011

Le salar d’Uyuni : un désert de toute beauté


Un magnifique lever de soleil sur le Salar
Après 3 jours à vadrouiller et à découvrir les couleurs magnifiques sur les pistes du Sud Lipez, nous arrivons enfin à notre destination : le salar d’Uyuni. Sur le pied de guerre à 5h du matin, nous roulons un moment avant de nous poser pour observer le lever du soleil. Dans le silence de l’aube, l’immense mer de sel se dévoile petit à petit passant du noir au blanc étincelant. Au fil des minutes, nous prenons conscience de toute la beauté et de l’immensité du salar. 

L'ile pescado et ses cactus de sel
Nous sommes dans un monde à part où seul le bleu du ciel tranche avec le blanc immaculé et brillant de cet océan. Nous nous croyons presque à la neige sauf que le sol n’est pas lisse mais arbore des plaques de sel, très salé d’ailleurs. Nous restons bouche bée devant toute cette splendeur et il est difficile de mettre des mots sur ce que nous ressentons. Les premières minutes de contemplation passée, nous commençons à marcher dans ce désert blanc silencieusement, goûtant chaque moment unique, observant le silence de la terre. Mais, ici tout est trompeur. Alors que nous voyons une petite île un peu plus loin, approximativement à 20 minutes de marche, il faut en réalité plus de 2h pour l’atteindre. 

Du sel à perte de vue
Après 30 minutes, nous reprenons la jeep pour cette fameuse île aux poissons (Piscado). Perdu au milieu du salar, elle arbore des centaines et des centaines d’immense cactus couvert en parti de sel, leur donnant un aspect fantomatique. En hait la vue est tellement dégagée que nous avons l’impression de voir l’infini. Il faut dire que le blanc s’étend à perte de vue et qu’il est juste coupé par les montagnes toute petites (en réalité elles font plus de 5 000 m) très très loin. 

Cette impression d’absence d’horizon devient pour nous un terrain de jeu. Et oui qui dit infini, dit perspective. Armés de nos appareils photos, nous rivalisons d’imagination avec des bouteilles, une fourchette, un bout de bois… Nous sommes tour à tour manger, assis sur les immenses bouteilles, perchés sur un arbre gigantesque… Autant de prétexte à rire et à faire les fous. 

Une bière géante !
En marchant sur le sel, nous créons parfois de petits trous d’eau. En fait, le salar n’est pas vraiment un désert comme nous le pensions au premier regard, mais une immense couche blanche qui recouvre à des profondeurs différentes de l’eau douce. Le croûte de sel peut atteindre s’étend de 1mm à plus de 1m de profondeur. En dessous l’eau d’un bleu glacier s’avère très salée (normal nous direz vous) . Nous nous rendons compte davantage du phénomène en creusant le sel pour le récupérer ou lors de notre visite d’une fabrique de récupération du sel. Des centaines de tas atteignant parfois plus de 1m50 sèchent au soleil reposant dans une fine couche d’eau du même bleu que sur le salar. Une fois séchée, les cristaux de sel servent  pour la cuisine (transformée) mais aussi pour construire les maisons ou réaliser des sculptures géantes (un peu sur le même principe que de la glace ou du sable). 

Des montagnes de sel
Nous visitons justement un des premiers hôtels de sel construits au milieu de l’immensité blanche. C’est l’occasion de voir que les bâtiments résistent à l’épreuve du vent, de la pluie et des années.  C’est aussi ainsi que se termine notre épopée dans la magie blanche du salar. Nous rejoignons rapidement Uyuni et quittons Rémi, Gisèle et Else. 

Cette aventure dans le sud Lipez nous laissera en tout cas un souvenir coloré avec de nombreux moments magiques et notamment le salar et son manteau blanc infini.

Sophie et Julien

Photos 

mardi 4 octobre 2011

Premier contact avec le désert de sel

L'arbre de pierre
A la fin de notre troisième jour de périple, nous atteindrons enfin le fameux désert de sel d’Uyuni. En attendant, nous continuons notre chemin dans le désert de sable et de montagnes aux couleurs stupéfiantes. Le premier bref stop de la journée s’effectue aux arbres de pierres. En fait, il s’agit de rochers dispersés dans le désert et loin de tout. Avec le vent, ils ont pris des formes bizarres et notamment des arbres. Nous sommes presque dans une forêt de pierre. Amusant.
Peu à peu au fil de la route, nous redescendons et nous nous éloignons des montagnes pour pénétrer dans un vrai désert de sable marron, ocre. Le désert de Siloli semble perdu au bout du monde et en nous arrêtant au milieu, nous avons vraiment l’impression d’avoir atterri au milieu de nulle part. Nous ne sommes plus sur la terre mais sur la lune tellement les couleurs sont uniques et la chaîne montagneuse se dessine au loin. Seul les 4X4 touristiques nous rappellent que nous sommes en Bolivie. Les 4X4 mais également les lagons qui après plusieurs dizaines de kilomètres se détachent du paysage. Ils sont 5 lacs de couleurs bleu gris reflétant les montagnes environnantes. Quelques flamands roses et gris pas peureux pour deux sous viennent compléter ce tableau bucolique. Malgré l’abondance de lagons où nous nous sommes arrêtés depuis le premier jour, nous ne nous lassons pas d’admirer toutes ces couleurs merveilleuses et la nature environnante. 
Un des nombreux lacs
 La nature justement est toujours remplie de surprises. Alors que nous sommes à plus de 4 000m, un volcan (Ollague) lointain fume à travers les neiges éternelles, le tout pour le plaisir des yeux. Il sera notre dernier contact avec les hautes chaînes puisque peu après nous atteignons le salar de Chuguana, un avant-goût de celui d’Uyuni. Le blanc immaculé du sel nous donne l’impression d’être au bout du monde, une impression d’infini où rien ne peut nous arriver.  Du sel nous allons en voir encore et encore à partir de maintenant puisque c’est dans un hôtel de sel justement que nous passerons la nuit. Des murs aux tables en passant par les chaises et les lits, tout est sculpté dans ce minéral et cela donne une impression de pureté assez rigolote. Nous devons avouer que cela est assez étonnant d’autant plus que contrairement aux idées reçues, la maison ne laisse pas passer le vent et une impression de chaleur s’installe peu à peu à la nuit tombée même si les murs sont froids et que dehors le thermomètre descend en dessous des 0 et que nous sommes tout de même emmitouflés dans notre sac de couchage.
Sophie et Julien

Photos 

lundi 3 octobre 2011

A la découverte des lagons

Les flamands roses
Nous commençons notre deuxième jour dans le sud du Lipez. Au programme beaucoup moins de kilomètres et surtout de nombreux lagons. Le paysage a changé pour devenir beaucoup plus coloré et sauvage que la veille. Très vite nous nous arrêtons pour admirer les deux premiers lacs : Amarilla et Céleste. Perchés à plus de 4 000m, ils semblent perdus au milieu de nulle part dans l’immensité désertique. Avec leurs jolis couleurs bleus profonds et verts, les deux lagons tranchent avec l’ocre du désert et le noir et blanc du volcan Uturunco, perché un peu plus loin.
Quelques kilomètres plus loin, deux nouveaux lagons étirent leurs eaux transparentes : Helienda et Kolpa. Si les lacs eux-mêmes ne changent pas beaucoup, en revanche le paysage devient plus profond et offre une diversité de couleurs assez impressionnantes : ocre, rouge, jaune, bleu, marron, noir se superposent pour donner un tableau magique. Nous ne savons plus où regarder tellement le spectacle est magnifique. A ce panel se rajoute peu à peu le blanc déjà un peu présent sur le lagon Kolpa sous forme non pas de sel mais de détergent naturel. Cette fois-ci c’est bien du sel qui nous attend avec notre premier salar, la salar de Chelviri. Faisant 1/4 de la taille de celui d’Uyuni, il tranche avec le désert et les montagnes environnantes. Nous nous amusons avec les perspectives. Le blanc donne l’impression que nous sommes tout petits dans l’immensité et nous tenons entre deux doigts d’une main. Une jolie partie de rigolade et surtout un avant goût de ce qui nous attend à Uyuni.
Notre premier salar
Malheureusement le froid ambiant (les vents sont glacials) nous fait écourter notre visite et nous nous dirigeons vers les thermes d’eau chaude histoire de nous réchauffer un peu. A notre arrivée, une déception nous attend. Certes les thermes sont chauffés naturellement à 35° par l’eau des volcans mais une piscine pour touristes a été aménagée et de nombreuses personnes s’y baignent déjà. Déçus, nous n’avons même pas envie de nous y plonger et nous profitons un instant du cadre magnifique avant de reprendre la route pour le lagon verde. En chemin, nous jetons un œil aux roches de Dali, une curiosité puisque il s’agit de petits rochers dispersés dans le désert.
La laguna verde
A 4 330m le lagon verde étend toute sa splendeur. D’un bleu vert surnaturel, nous avons l’impression d’atterrir sur une plage paradisiaque sauf que les cocotiers et les transats sont absents et qu’à la place le vent glacial vous transit de froid. C’est justement ce vent qui donne cette couleur si surnaturel au lagon. Il remue des petits minéraux et des algues bleus, vertes. Autrement, le lac revêtirait un bleu classique. Dans tous les cas, nous ne nous lassons pas d’admirer cette merveille et le volcan Licancabur dressant fièrement ces 5 950m au loin. Après le turquoise, le rouge nous attend au lagon colorada. Le souffre s’est déposé sur toute la surface lui donnant un aspect bizarre. Il faut dire qu’un lac rouge ce n’est pas courant. De plus, il semble encore plus étrange perdu dans le désert blanc et ocre. Chauffé par le volcan, l’eau est très chaude et plus de 4 000 flamands roses viennent manger. Le spectacle devient alors encore plus fascinant avec ses oiseaux roses et rouges dans cette eau ocre rouge.
Nous pouvons dire que nous avons pu admirer des couleurs extraordinaires et magnifiques tout au long de cette journée.
Sophie et Julien

Photos 

dimanche 2 octobre 2011

En route pour le Salar

Les aiguilles des rochers
Notre curieuse petite équipe embarque de bons matins dans la jeep pour les premières centaines de kilomètres à travers le désert et le sud Lipez (nom de la région). Pendant les 4 jours de notre périple, nous serons accompagnés d’Abigaëlle et Gorgé (notre cuisinière et notre guide chauffeur). A peine 30 minutes après notre départ, le paysage de désert caillouteux change pour devenir plus coloré et plus montagneux. Les montagnes semblent former des centaines et des centaines d’aiguilles ou cheminées de pierres de couleurs marron ocre. Nous apprenons que c’est le Sillar ou vallée des pierres. En tout cas, c’est le domaine de nombreux cactus de toutes les formes mais également de différentes espèces de lamas : alpacas, vigognes… Noirs, blancs, marrons, roux, ils gambadent fièrement dans la pampa parfois ornés de pompons multicolores (cela sert à les différencier). Un joli spectacle pour nous qui ne nous lassons pas de les photographier. Le désert réserve aussi son lot de surprises avec de nombreux petits villages typiques parfois abandonnés. Souvenirs d’un élevage à l’époque florissant ou de la ruée vers l’or et l’argent aujourd’hui épuisés.
Au loin, les premiers hauts plateaux apparaissent nous suggérant que demain nous dépasserons les 4 000m d’altitude et avec elle le froid.
Sophie et Julien

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samedi 1 octobre 2011

Direction le salar d’Uyuni

Une bolivienne lors d'un arrêt
Nous quittons les mines de Potosi et sa ville pour une autre merveille du pays : le salar d’Uyuni. Très touristique, le salar accueille 50 000 personnes par an et se sont des fils entières de jeep qui se suivent pour voir les différentes couleurs. Comme à notre habitude, nous essayons de fuir les touristes (même si cette fois-ci c’est difficile) et nous décidons de partir non pas d’Uyuni (la ville de prédilection) mais de Tupiza.
Le seul bémol consiste dans le transport puisque pas moins de 15h de bus nous attendent et nous sommes obligés de les effectuer en deux fois. Après les 6 premières heures, nous arrivons à Uyuni. Dès notre descente du bus, nous prenons conscience du raz de marée de touristes. Des dizaines de personnes s’entassent sur les terrasses des cafés, les prix sont excessivement chers et les agences semblent ne plus finir. Nous prenons une chambre pour la nuit et réservons rapidement notre bus pour le lendemain. Nous avons alors la chance de rencontrer deux français grand voyageurs : Rémy et Gisèle. Tout comme nous, il cherche à fuir la horde de touristes et très vite nous décidons de nous associer.
Uyuni, la ville touristique
Très tôt le lendemain, nous reprenons le bus local pour Tupiza. Nous rencontrons alors Els, une belge flamande qui part aussi pour le salar. Nous sommes désormais 5 pour notre expédition. Une aubaine car non seulement nous avons choisi les personnes avec qui nous souhaitons faire cette expédition et en plus en prenant une jeep pour le groupe nous baissons considérablement le prix. Après la visite de trois agences, nous voilà parti demain matin pour une expédition de 4 jours à travers le salar d’Uyuni et avec peu de touristes.
Sophie et  Julien

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