jeudi 17 novembre 2011

De nouvelles découvertes


Un immense chaudron de sorcière à l'entrée du site
Après les merveilles d’hier, nous continuons notre découverte de l’île et de ses curieux habitants en pierre mais cette fois-ci à pied. Une façon bien agréable de prendre son temps et de savourer le panorama magnifique que nous offre le lieu. Il nous reste deux grands sites à voir sur l’île et nous devons faire un choix car ils se situent tous les deux sur des côtés opposés. Ayant pris le pouls des Ahus et des Moais la veille, nous optons pour le site de Orongo.

Un coin de paradis
Il ne s’agit pas de sculptures mais d’un village antérieur à la période des grandes constructions, bizarrement. 3,5 km nous séparent du lieu avec pour chemin une longue montée sur près de la moitié. Nous découvrons une flore beaucoup plus arborée avec même une mini-forêt avant de redevenir cette steppe herbeuse sans ombre à perte de vue et avec pour seule coupure les pierres volcaniques noires. Nos efforts sont rapidement récompensés puisque la vue se fait plus étendue et verdoyante et nous apercevons toute l’île. De loin, nous avons l’impression que l’île est beaucoup plus verte que lorsque nous la parcourons sur les routes. En haut, nous tombons sur un cratère gigantesque ancien volcan qui ressemble à un immense chaudron de sorcière avec ses eaux bleues transparentes mélangées au vert des roseaux. Il marque le point de départ du village de Orongo.  

Les anciennes maisons en pierre
Avouons le, le panorama en haut s’avère à couper le souffle et il est agréable de goûter le silence (le site était vide de touristes) en admirant le bleu infini de l’océan. Les habitants n’ont pas lésiné sur le choix de l’implantation de leur village cérémoniel, en faisant un petit coin de paradis. Contrairement à la technique Inca, ici les pierres ne sont pas empilées mais taillées puis superposées un peu comme des tuiles d’un toit mais de façon horizontale. Les toits quand à eux sont recouverts de terre et de végétation et ont a ainsi l’impression que les maisons sont souterraines et très petites. Malheureusement, nous ne pouvons pas y entrer en raison du risque d’éboulement. Dommage car nous ne pouvons pas vraiment nous imprégné du lieu. Ici pas de moais ou d’Ahus (il est postérieur aux fabrications) mais des pétroglyphes à côté des précipices et du cratère immense. Les hommes oiseaux sont sculptés de nombreuses fois. 

Un joli coucher de soleil pour clôturer notre séjour
La présence de ce site semble étrange parmi tous les moais et ahus dispersés un peu partout sur l’île. Il est certain que le village cérémoniel ne revêt d’intérêt que par son panorama et par la jolie randonnée qui nous emmène au point culminant de l’île (507m). A notre retour au camp, un magnifique coucher de soleil aux couleurs arc en ciel nous attendait comme pour nous dire aurevoir.

Sophie et Julien

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mercredi 16 novembre 2011

Immersion dans le monde des moais


Un joli panorama sur notre chemin de vélo
Ce matin, nous partons à vélo découvrir le monde fascinant de l’île. Avec 110 km et 24 de large, nous programmons un large circuit qui va nous emmener sur les traces des Uhus (érigés sur des plateformes) et des moais. A peine sommes nous sortis de Hanga Roa (le village) que nous tombons sur le premier site intéressant Vaihu. Les statues sont couchés face contre terre pour une obscure raison. Certains disent que se sont les habitants qui les ont détruites, d’autres qu’il s’agit d’un Tsunami… Bref les théories divergent tout comme la signification de toutes ces statues sur une si petite surface. Dans tous les cas, ces premières statues nous permettent de comprendre la grandeur de ces sculptures, d’autant plus qu’ils n’étaient battis que d’un seul bloc. Un peu plus loin alors que se dessine les ruines du village d’Akahanga, d’autres moais et ahus sont couchés. Nous nous demandons vraiment pourquoi ?

Des moais couchés pour une raison inconnue
C’est en faisant des suppositions que nous parcourons les kilomètres qui nous séparent du prochain site dans un cadre magnifique. La route droite sinue au bord des falaises de roches volcaniques ou l’océan vient se briser apportant avec lui son écume et sa couleur bleu turquoise qui semble refléter dans le ciel. Point positif et négatif, aucun arbre ne vient entacher la visibilité et nous évoluons dans un cadre unique quasi surréel. Par contre, aucune ombre à l’horizon et aucun endroit où se protéger de la pluie. Car oui, la pluie n’est jamais loin et nous avons la malchance d’écumer d’une belle averse tropicale. 

La fabrique de moais et ses centaines de statues
Après cette pluie rafraîchissante, nous arrivons à Rano Raraku, un site intriguant puisque c’est là que les moais et ahus étaient construits. Une fabrique géante en quelque sorte où une cinquantaine de statues semblent attendre d’être acheminé ou d’être terminé. Visages sculptés avec précision et délicatesse sont plantés un peu partout dans le vert de la colline et nous avons l’impression qu’il s’agit d’extraterrestre figé à jamais. Un peu plus loin, les statues complètes sont encore attachées à la roche par le dos. Nous prenons conscience du travail titanesque de telles structures. Autre curiosité du site, un moai à genoux. Assez bizarre lorsque l’on sait que tous les moais et ahus de l’île sont debout, érigés pour l’éternité. De la fin du site, nous apercevons Tongariki, un endroit sacré pour les anciens habitants où sont alignées 15 Ahus géants. En nous y approchant à vélo, nous ne pouvons qu’admirer le travail de ces habitants qui non seulement taillait des sculptures gigantesques mais qui en plus devait ensuite les mettre debout et les acheminer aux 4 coins de l’île. Impressionnant et étonnant. 

Les 15 moais alignés, impressionnant
En arrivant, nous ne pouvons que faire ouaouh. Aucun mot ne peut décrire toute la magie et l’étrangeté qui se dégage de ce lieu. Aligné parfaitement et droite comme un « i », elles ne forment qu’une seule ligne et on pourrait voir qu’une seule tête si elles n’étaient pas de taille différentes. En se plaçant en face, nous avons l’impression qu’elles nous suivent du regard (alors qu’elles n’ont plus de yeux) et elles sont tellement imposantes qu’elles nous intiment le respect. Limite, elles pourraient se réveiller et marcher vers nous tant elles semblent réelles. Nous passons devant un peu intimidé (comme un gamin pris en faute), sensation bizarre dans un site archéologique. De là, nous admirons un travail minutieux car chaque ahue possède sa propre « personnalité » de par sa taille, sa corpulence et son visage différent à chaque fois. Nous pourrions rester des heures à les scruter et à les photographier sous tous les angles tellement le spectacle offert s’avère unique. 

La magnifique plage d'Anakena
Un peu fébriles par cette découverte, nous repartons pour le dernier site Anakena. Le chemin se rétrécit, devient plus caillouteux, plus proche de l’océan jusqu’à l’Ahu Te PIto Kura. Il s’agit du plus grand moai jamais érigé avec plus de 10m de hauteur et 80 tonnes. Dommage qu’il ne soit pas debout mais couché, ce qui lui donne un air beaucoup moins impressionnant. Bon, ne faisons pas la fine bouche surtout lorsque nous voyons que les oreilles affichent tout de même plus de 2m. 

Après tous ces efforts, nous arrivons à Anakena et sa plage de sable blanc. Soleil, mer bleu turquoise, palmier et sable blanc… autant d’ingrédients qui font du coin un paradis pour les baigneurs et un endroit pour se reposer un peu de toutes ses visites, ses kilomètres et ses émotions. Des sites qui ne sont jamais très loin puisque à quelques mètres de la plage, un moai tout seul et un peu plus loin 7 autres tournent le dos à la plage. Pour la première fois, 4 d’entres elles portent le fameux chapeau rouge, ocre où Pukao. Ce qui les rend encore plus jolie surtout avec le contraste de la mer et du sable blanc en toile de fond. Des moai au paradis, une jolie fin pour cette journée magique et riche en émotion.

4 Ahus ornés de leurs chapeaux
Ne nous reste plus alors qu’à parcourir les 16km qui nous séparent de Hanga Roa et de profiter de l’intérieur de l’île un peu plus verdoyante et boisée.  Se laisser porter est vraiment le mot puisque après une montée de 5 km, les 10 derniers se font pratiquement en descente. Un vrai bonheur comme cette journée.

Sophie et Julien

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mardi 15 novembre 2011

Bienvenue sur le nombril du monde


Petite vue de l'île
C’est ainsi que peut se surnommer l’Ile de Pâques. Lorsque vous regardez une carte du monde, cette toute petite île qui semble perdue dans l’immensité de l’océan pacifique, semble également au centre du planisphère d’où ce surnom. 

Cette isla de pasqua nous avons bien failli ne pas la voir. En arrivant à l’aéroport ce matin, nous avons eu la mauvaise surprise de constater que nos places avaient été supprimées. Heureusement, à la dernière minute, l’hôtesse a réussi à nous trouver deux places et c’est en courant que nous avons rejoint l’embarquement. 5h de vol plus tard, nous débarquons sur cette île mythique. En fait, il s’agit d’un petit rocher entouré d’une eau bleu turquoise et dépourvu de toute végétation ou presque. L’herbe a pris ses aises mais en revanche aucun arbre (sauf ceux plantés pour les hôtels) ne vient  offrir un peu d’ombre. Pas d’ombre donc et pas de plages (enfin presque) puisque si l’eau invite à la baignade par sa transparence, se sont les cailloux de lave (il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un ancien volcan) et les falaises assez hautes qui nous entourent. Ce n’est pas très grave puisque de toute façon nous sommes venus pour les fameuses statues, non pour aller se baigner.

L'Ile de Pâques se sont les Moais mais aussi les pétroglyphes
Ces Moais nous partons assez vite les découvrir une fois la tente plantée. L’île compte pas moins de 300 Ahus  et plus de 1 000 statues Moais, érigées au fil des siècles, détruits puis rénovés par les habitants. Quelle est la différence entre les deux, nous direz-vous. L’édification à même le sol pour les moais et sur des plateformes pour les seconds mais nous en saurons sans doute davantage une fois que nous aurons vu des moais. Car pour le moment, les statues font parties de la première catégorie. En tout cas, il suffit de sortir de Hanga Roa, le seul village de l’île pour apercevoir les premières statues de pierre se dressant fièrement devant l’océan. Seuls ou à plusieurs, elles sont impressionnantes par leur position droite et alignée, leur taille de 20m de haut et le fait qu’elle ne soit taillée que dans un seul bloc. La taille s’avère d’autant plus flagrante lorsque nous les apercevons couchés sur le flanc ou le dos. Un dos sculpté d’ailleurs pour certaines statues, ce qui est assez étonnant. Le travail de sculpture devait déjà être titanesque et comme si cela ne suffisait pas, il gravait leur dos de dessins d’oiseaux, de reptiles… Impressionnant. 

Notre premier contact avec les moais
En dehors des statues, nous découvrons également tout un site archéologique composé d’étranges pierres alignés, de petites maisons en lave… qui servait peut-être pour des rituels religieux mais le mystère demeure pour le moment. Des vestiges archéologiques auxquels s’ajoutent des pétroglyphes. Se sont des énormes pierres brunes, ocres gravées de formes humaines mais de manière étrange. On dirait plus des monstres ou des êtres mystiques assez amusants et très photogéniques. 

Notre première approche de l’île s’arrêtera aux abords de la ville car les autres sites nécessitent un moyen de locomotion. C’est donc à vélo que demain nous parcourons de long en large l’île pour découvrir toutes ses merveilles.

Sophie et Julien

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lundi 14 novembre 2011

Petit passage par Santiago


Petit insolite chilien : un lama dans la ville
Elue deuxième capitale pour sa sécurité et son savoir-vivre, Santiago ne ressemble pas vraiment à ce que nous nous imaginions. Coincée dans une cuvette entre les Andes et plus loin l’océan, il s’agit plus pour nous d’une grande ville sympathique. Ici les monuments anciens sont quasi absents tout comme les centres d’intérêts à l’exception des musées nombreux. Cela ne signifie pas pour autant que la cité ne mérite pas un détour et même que l’on s’y attarde. 

Petite vue d'ensemble de la Plaza des Armas
Nous débarquons donc à la plaza des armas (place centrale) du métro curieux de partir à l’assaut. La déception est grande à notre arrivée. La place manque cruellement de charme. Certes elle est entourée de jolis bâtiments et d’une cathédrale à la façade intéressante mais sa beauté est effacée par les tags, les mendiants et les clochards étendus sur la place. Du coup, nous n’avons pas très envie de nous y attarder et nous nous dirigeons vers les petites rues piétonnes qui l’entourent. Nous déambulons sans but précis, découvrant les rues à thème comme celle des chaussures ou encore des opticiens et admirant au passage quelques vieilles façades. Toutefois, dans l’ensemble il s’agit d’immeubles qui auraient besoin d’une bonne rénovation. Nous arrivons cependant à une jolie place où se dresse le bâtiment présidentiel. Il semble dominer tout le quartier tant il en impose dans cette grande place. 

Un joli petit parc, agréable et frais
Dans l’après-midi, fatigués par la chaleur, le monde et les bruits citadins, nous nous réfugions au parc cerro Santa Lucia. Ce magnifique coin paysager a été superbement aménagé avec d’anciens bâtiments, des statues, beaucoup de vert, des cascades et il est très bien entretenu. Nous nous promenons volontiers dans le petit labyrinthe des allées bordées de pierres avant de découvrir le mirador de Torre. Il domine une grande partie de la ville offrant une vue imprenable sur les immeubles, la cité et les montagnes partiellement enneigés aux alentours. Finalement, il faudrait au moins une semaine si nous voulons explorer les moindres quartiers de Santiago et s’imprégner de sa vie citadine et nocturne.

Sophie et Julien

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dimanche 13 novembre 2011

Un second passage au Chili


L'Aconcagua se dessine à l'horizon
Après le nord de l’Argentine, il est temps de repasser au Chili et de découvrir sa capitale Santiago avant de nous envoler pour l’Ile de Pâques. Nous prenons donc un bus de Mendoza qui doit nous emmener directement à destination. Si certains trajets en bus nous laissent indifférents, celui-ci va s’avérer marquant. Non pas que le chauffeur conduisait mal (pas plus que d’habitude) mais plutôt par le paysage. 

Une fois que nous avons quitté le désert environnant de Mendoza, nous pénétrons dans la cordillère des Andes avec pour récompense des panoramas multi-colorés magnifiques et en toile de fond le fameux Aconcagua (la plus haute montagne d’Amérique du Sud) et ses neiges éternelles. D’ailleurs de la neige nous allons en avoir pratiquement tout au long de la route passant de 26 degré à 0 et de 0m à plus de 3 000m. Chose étonnante à laquelle se rajoute le passage de douane au milieu du col et d’un immense hangar. Commence alors une longue attente. Après plus de 10 douanes, nous pensions être rodés mais c’était sans compter les autorités chiliennes et leur peur maladive des fruits et légumes infectés. 4 chiens, un détecteur de rayon X et une fouille minutieuse du bus et de certains bagages… rien que cela. 1h30 plus tard nous voilà enfin autorisés à passer la frontière. Dire que nous allons passer 6 ou 7 fois entre l’Argentine et le Chili, cela promet.

Les jolies couleurs des montagnes
Et après la montée, la descente s’avère tout autant spectaculaire. Les nombreux virages sur près de 20 km ressemblent à un immense plat de spaghetti tellement ils sont serrés et tombent à pic (une aubaine pour les cyclistes en mal de sensation forte). Les freins chauffent et le conducteur dépasse dans les virages sans visibilité ce qui nous vaut quelques frayeurs. Bientôt Santiago se profile à l’horizon et avec elle de nouveau le plat, la chaleur et la fin du trajet. Nous retrouverons l’Argentine d’ici quelques jours.

Sophie et Julien

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samedi 12 novembre 2011

Sur la route des vins à vélo


Les vignobles argentins
Même si nous ne sommes pas très alcool, nous ne pouvions pas partir de la capitale des vins du pays sans au moins les goûter. Il faut dire que le pays est de plus en plus connu pour ses vins et il en exporte de plus en plus vers les marchés asiatiques, américains et un peu européen (sauf la France). 

Gorgé de soleil, les vins argentins sont parait-il doux et fruités. Nous avons décidé d’aller vérifier ses dires et nous partons pour une journée de dégustation dans les vignobles de Maipu (à 12 km de la cité) à vélo. Autant allier le plaisir avec un peu de sport, histoire de se déculpabiliser (lol). Au programme 3 bodegas ou vignobles de tailles, de productions et de reconnaissance différente. Nous commençons notre périple viticole par un vignoble familial dont l’exploitation reste modeste puisque la famille ne possède que 78 hectares de vignes (pas très grand pas rapport à d’autres exploitations). Ici rouge, rosé et blanc sont réalisés dans le pur respect de la nature. Cela donne un vin organique. Premier point également à savoir en raison de l’ensoleillement quasi annuel, les vins argentins s’avèrent très alcoolisés, en moyenne 13,6 %, énorme pour un vin. 

Le vin est vieilli en fut de chêne
Après un rapide tour de l’exploitation qui nous permet de découvrir les vignes et surtout le procédé de « fabrication » (ce n’est pas vraiment le mot correct pour un vin), nous passons à la dégustation. Un rosé, un rouge et un blanc nous attendent. Soyons francs, pour nous français amateurs de bons vins, nous pourrions les ranger dans la catégorie des vins de tables médiocres. Si la robe et l’odeur reste agréable et assez fruité, le vin en lui-même reste rêche, trop jeune pour le palais et très court en bouche. Difficile sauf peut-être le blanc de le voir accompagner un bon plat français ou une viande.  

Etape dégustation
Passons donc à la deuxième exploitation après un petit parcours à vélo bien agréable dans les vignobles ou sur une petite route de campagne bordée de vignes, d’oliviers et de chênes. Rien qu’en arrivant, nous comprenons que la deuxième maison s’avère plus prestigieuse. Un immense mur, un portail et un garde nous barre le chemin et il faut montrer patte blanche avant de pénétrer dans le domaine.  Grande maison et modernité puisque ici les vins sont macérés dans des cuves en inox avant d’être vieilli en fut de chêne (des vrais tonneaux importés de France pour la plupart) pendant 2, 5 ou 10 ans en fonction du vin. Ici Malbec (vin argentin par excellence), Cabernet,  Sauvignon, Muscat… défient les palais. Cette fois-ci ils sont dignes d’un bon vin français et nous les voyons facilement en apéritif pour le blanc ou accompagner une bonne viande pour le rouge. Fruité aux arômes légèrement épicés, délicat et long en bouche, nous sommes conquis. Conquis par la saveur mais aussi par le prix puisqu’ici le vin s’avère vraiment bon marché pour une qualité pareille. Heureusement que nous n’avons pas la place dans nos sacs à dos. 

Un salon bien élégant pour du vin fin
Curieux de continuer à découvrir les vins après une bonne expérience, nous reprenons nos vélos pour le troisième et dernier vignoble. Cette fois-ci il s’agit d’un tout petit producteur local et familial qui n’exporte pas et qui produit qu’un nombre limité de bouteilles par an. Seuls les Malbec et les Cabernets sont proposés à la vente. Très alcoolisés et assez dures en bouche, ils ne retiennent pas réellement notre attention. Il s’agit pour nous davantage de discuter en buvant un verre de vin potable plutôt qu’une réelle dégustation. Au final, à part les grandes maisons, et même s’il faudrait en tester davantage pour se faire une idée plus concrète, les vins argentins sont encore loin de rivaliser avec nos cuvées françaises. Même si quelques bonnes bouteilles pourraient facilement accompagnés un repas entre amis ou en famille. 

Sophie et  Julien

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vendredi 11 novembre 2011

Mendoza, une ville verte


La plaza italia
Mendoza sera notre dernière étape avant de retourner au Chili et de découvrir sa capitale. En descendant nous avons laissé derrière nous les températures caniculaires pour revenir à un temps sec et chaud mais acceptable. Il est ainsi agréable de flâner dans les rues de la cité d’autant que Mendoza est une ville verte. Des arbres et des places à répétition, voilà comment nous pourrions la décrire. 

Entre deux avenues bordées de grands magasins de vêtements, de sport, de chaussures et tout ce qui fait une grande ville, nous tombons sur des artères piétonnes très mignonnes (et toujours bordées d’arbres) où restaurants, marchands de glaces et bien entendu café et bar à vin s’alignent sur les trottoirs. Des rues piétonnes mais également de très jolis parcs où nous prenons le temps de nous poser. Mendoza compte un nombre incroyable de petits squares dont 4 principaux. Tous sont affiliés à un thème rappelant le soleil et le bon vivre de l’Espagne, l’Italie, la Grèce… Ainsi les céramiques jaune, bleu… de la place Espana et sa fontaine donne envie de se poser tandis que la plaza italia avec ses statues greco-romaines nous invitent à entrer dans l’art et la culture méditerranéenne. Plus loin, la place de l’Indépendance rassemble l’artisanat et le savoir-faire local autour de petits cours d’eau.

La plaza independencia
Des coins d’ombre au milieu de la ville mais qui par sa douceur nous emmène loin de sa folie. Toutefois pour échapper à la pollution et au bruit, il faut sortir du centre et se rendre au Parc Saint Martin. Immense, entouré de l’université, c’est un oasis vert gigantesque dans Mendoza. Ici, tout est regroupé comme une station balnéaire à ciel ouvert. Petits fleuves, piscines, espaces verts, jeux pour les enfants, randonnée le long du lac, île verdoyante, terrain de tennis… difficile de ne pas succomber et de ne pas y rester la journée. Seul bémol, aucun commerce n’est ouvert avant 17h et vous pouvez dire adieu aux glaces, rafraîchissements et autres gourmandises. Assez incroyable pour un parc de cette envergure mais nous sommes en Argentine, un pays qui ne travaille pas entre 13h et 17h30. 

Ne reste plus alors qu’à se laisser bercer par le chant des oiseaux et des arbres et à se mettre à l’heure des argentins et donc à faire la sieste l’après-midi. Nous n’allons pas bouder notre plaisir et nous restons assis à contempler la nature et ses merveilles.

Sophie et Julien

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