mercredi 7 décembre 2011

Une cascade dans la verdure


Une jolie cascade perdue dans la verdure
Après notre trek d’hier la pluie, le soleil est revenu et le vent s’est calmé mais pas notre motivation. Nous décidons donc de faire une journée light et partons pour une petite randonnée de 2h vers un coin de verdure. Le chemin nous emmène en dehors de la ville en longeant une petite rivière qui nous offre des vues scéniques sur la vallée. Très vite, nous quittons la rivière pour nous enfoncer dans une jolie forêt. Pour nous accompagner, nous pouvons compter sur le chant des oiseaux et le bruit du vent. 


Petite vue du sentier
Au bout de la piste, une cascade vient nous séduire. Située dans un écrin de verdure, loin du village et de la route, elle tombe de la falaise de plus de 10m de haut. Son eau translucide avec le soleil réfléchissant dessus nous donne envie de nous y baigner mais c’est sans compter qu’elle est très froide puisqu’elle provient des neiges éternelles. Ce n’est pas grave puisque nous nous concoctons un petit coin à l’abri du vent et nous nous reposons quelques heures au rythme de la chute d’eau et des quelques touristes qui viennent faire des photos.


Une bonne occasion de nous ressourcer dans la nature et de nous préparer avant le trek de 25km prévu le lendemain.


Sophie et Julien

Photos 

mardi 6 décembre 2011

La Laguna Torre sous la pluie


Le cerro Torre sous la pluie
Le parc national de los glaciaros s’avère le paradis des passionnés d’escalade. Certains peuvent attendre parfois jusqu’à deux mois pour gravir les sommets du Fitz Roy. Il faut dire que ce géant s’avère très abrupte. On dirait une immense cheminée qui s’élève jusqu’au ciel.  Pour les trekkeurs plus soft, comme nous, il existe deux, trois chemins sur une journée qui nous emmène vers les différentes points de vues sur le Cerro Torre et le Fitz Roy.


Un oiseau peu ordinaire
Pour cette première journée de trekking, nous choisissons d’aller admirer le glacier au pied du Cerro Torre. Celui-ci se jette dans une lagune et il vaut le coup d’œil visiblement. Nous commençons l’ascension sous le soleil et très vite le chemin devient plat, tranquille offrant une vue imprenable sur les montagnes environnantes et sur le Fitz Roy. Après 3h de marche, et quelques jolis panoramas, le ciel vire très rapidement au gris et les premières gouttes de pluies se font sentir. Ce que nous pensions au début être juste une ondée passagère va se révéler une véritable pluie et un calvaire pour nous.  Avant même d’avoir atteint le sommet, la pluie redouble, le paysage se cache et arrivés en haut la déception est grande. La brume a caché une grande partie du glacier et la lagune turquoise ressemble plus à une immense flaque plus ou moins bleue verte. En plus il fait tellement froid, que nous redescendons aussi vite que nous sommes montés.


Il reste alors 3h de descente sous la pluie avec les rochers glissants. Le tableau idyllique s’est transformé en brouillard continuel et même en pressant le pas, nous arrivons trempés et un peu déçus au camp. Espérons que demain la météo sera meilleure car marcher sous la pluie et avec un vent glacial qui vous cingle le visage, ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréables.

Sophie et Julien

lundi 5 décembre 2011

A la découverte du Fitz Roy


Premier contact avec le Fitz Roy
Nous quittons El Calafate et son glacier Perito Moreno pour une autre merveille du parc El Chalten et son Fitz Roy. Seulement 3 petites heures nous en séparent et un petit bus nous y emmène. Le paysage reste assez banal jusqu’à notre approche du Fitz Roy. Dans le ciel bleu azur, nous commençons à l’apercevoir à plus de 30 km. De loin, la masse de montagne pourrait ressembler à un immense château fort tellement sa forme est bizarre.


Le Fitz Roy constituerait la tour où est enfermé la princesse tandis que plusieurs tours l’encadrent. Le tout reste emballé dans un nuage blanc qui pourrait ressembler à un dragon crachant de la fumée blanche pour bloquer la princesse. Bon d’accord nous avons beaucoup d’imagination mais de temps en temps une belle image vaut mieux que le paysage en lui-même. 


Les nuages semblent former de la fumée
Plus nous nous en approchons et plus la montagne se dévoile sous toute sa splendeur.  Elle arbore une couleur très claire presque brune qui semble s’illuminé avec le soleil couchant. Nous devons dire que la vue est splendide et nous n’hésitons pas à grimper sur la colline pour bénéficier d’un point de vu unique sur toute la chaîne montagneuse couverte partiellement de neige et montrant un immense glacier à ses pieds. 

Sophie et Julien

dimanche 4 décembre 2011

La magie du Périto Moreno


Il y a certain soir où en se mettant devant notre page blanche, nous nous demandons comment nous allons réussir à vous transmettre toutes les émotions qui nous ont parcouru durant la journée tellement elles ont été intenses. Aujourd’hui s’avère particulièrement vraie. Il faut dire que notre visite n’était pas des plus banales. 

Premier contact avec le glacier
Arrivés tard à El Calafate, la nuit de sommeil a été écourtée pour découvrir sous toutes ses facettes un des géants du monde : le Périto Moreno. Est-il utile de préciser qu’il s’agit d’un des plus grands glaciers du monde avançant de 2m par jour en moyenne. Nous avons longtemps hésité avant de nous y rendre. Ne serais ce pas un attrape touristes ? Mais les récits des différentes personnes rencontrées nous ont finalement convaincu. Avant même d’apercevoir le monstre, l’entrée dans le parc national des glaciers nous défie par sa beauté. Les montagnes enneigées surplombant le lac nous laisse présager une belle découverte. Et la découverte fut à la hauteur de nos espérances. Très vite, nous avons commencé à apercevoir une immense étendue de glace au loin se rapprochant de plus en plus. Avant même d’y avoir pris conscience le Périto Merino se dressait devant nous dans toute sa splendeur.

Le monstre dans toute sa splendeur
Imaginez 60m de glace : un monstre d’eau qui semble bien paisible devant toute l’agitation suscitée par les touristes. Notre première surprise passée, nous nous engageons sur les passerelles qui vont nous faire découvrir le glacier pendant plus de 4h sous tous ses angles. En haut, en bas, au milieu… chaque facette du Périto surprend par sa hauteur tout d’abord. Il s’agit quand même de l’équivalent d’un immeuble de 10 étages qui vit et bouge. Par sa profondeur ensuite. Le blanc s’étend tellement loin qui semble rejoindre les nuages. Le ciel ou le glacier : à force de le fixer, nous ne savons plus très bien lequel des deux il s’agit. Au point de nous demander si notre appareil photo ne s’est pas converti au noir et blanc.

On vous laisse rêver
Et puis il y a sa forme. Il est composé de milliards de petites ou grandes couches d’eau gelé qui lui donne une forme assez singulière. Nous avons l’impression que des milliers de pics sortent de l’eau et sont parcourus par des crevasses, des fentes, des lignes… Plus la glace est vieille est plus elle est noire. De sorte que se superpose la couleur bleue turquoise, de la glace nouvellement fraîche, du blanc et du noir, gris de la glace prête à tomber. Toutefois le tout semble reposer fragilement sur l’eau comme une plume immense sur un duvet.

Les blocs de glace se superposent depuis des millions d'années
En fait le glacier reste bien vivant et nous le fait sentir. En se promenant et dès notre arrivée, nous sommes surpris par les grondements, craquements, l’eau qui bouge, les morceaux de glaces qui apparaissent et disparaissent… Nous devons dire que c’est très impressionnant et nous avons presque l’impression que le glacier peut à tout moment tomber. En avançant, le glacier fait chuter la glace grise, la vieille glace et nous guettons donc chaque bruit dans l’espoir de voir des morceaux se fracasser avec grand bruit juste devant nos yeux. Dans ce jeu la patience reste le maître mot. Mais il n’est pas vraiment difficile d’admirer au même endroit cette masse gigantesque. Au contraire, nous restons devant en admiration, retenant presque notre respiration comme si nous pouvions faire peur à ce monstre blanc et bleu.

Détail des pics
La récompense ne se fait en tout cas pas trop attendre. Après plusieurs grondements plus ou moins forts à l’arrière du glacier et quelques tombées de petits morceaux, un premier pan assez conséquent se détache devant nos yeux. En quelques secondes, des milliers de m3 d’eau gelé se fracassent dans un bruit difficile à décrire. Tout le glacier semble bouger, respirer en même temps en craquant de tous les côtés et même les oiseaux se taisent l’espace d’une seconde. Nous savions que des morceaux partaient chaque jour mais pas à ce point là. 

Allez une petite dernière !
Moins de 30 minutes plus tard, un deuxième pan se détache à son tour. Cette fois-ci, on dirait que toute une face du glacier vient de partir dans l’eau tant le morceau est gigantesque et le bruit assourdissant. La glace se brise, l’eau bouge et quelques secondes après un pan entier ressort de l’eau flottant allégrement. Nous prenons peu à peu conscience que nous venons d’assister à un phénomène impressionnant mais naturel. Le glacier vient de démontrer toute sa force et sa puissance en l’espace de quelques secondes et la nature son imprévisibilité.

Nous restons devant le monstre humble à le contempler et l’admirer pendant des heures. Une fois encore nous avons assisté à une merveille de la nature qui nous l’espérons séduira encore et encore des milliers de voyageurs.

Sophie et Julien

Photos 

Souvenir du parc en vidéo

Bonne séance

Sophie et Julien

Vidéo


vendredi 2 décembre 2011

Un parc aux milles visages


Le Torres, notre premier contact dans le parc
Nous avons retrouvé à Puerto Natales la gentille famille qui nous avait déjà accueillis avant notre départ. Et après une bonne nuit de sommeil, il est temps de tirer le bilan de ces 4 jours passés au cœur d’une nature sauvage et quasi inchangée depuis des millénaires. 

Si le prix du parc reste exorbitant malgré toutes ces merveilles, nul doute qu’il fait parti des joyaux du pays et de la Patagonie. Il serait vraiment dommage de passer à côté et de ne pas profiter de ces étendues gigantesques et magnifiques. A chaque pas, la nature semble nous offrir un nouveau spectacle avec ces couleurs, ses montagnes, ses lagons, sa flore, sa faune… Balayés par les vents, sculptés par les glaces, arrosées par la pluie, les panoramas ne semblent n’avoir jamais changés depuis des millénaires. Peut-être sommes nous encore à la création de la terre lorsque la nature prédominait et que l’homme n’était qu’un élément à sa merci. Il est tellement difficile de vivre dans ce milieu où la pampa fait place aux roches et aux eaux glacées des lagons. 

Son immense lac au nom bizarre
Si le chemin est long, trop parfois pour nos jambes, il suffit de lever la tête pour observer et goûter toutes les merveilles que nous offrent les étendues sauvages. Il faut dire qu’au contraire d’autres parcs, le paysage ne devient pas répétitif, au contraire. Il offre une variété hallucinante dans un même endroit. Sur 65 km de notre parcours, nous avons rencontré la neige des sommets, la glace des glaciers, les cathédrales de roches, la flore polaire, la pampa, la faune, les lacs et leurs eaux aux bleus limpide, turquoise et infinies… Tout ou presque semble s’être réuni dans un même lieu pour le plus grand bonheur des trekkeurs. 

Son glacier au blanc infini
Comme des tableaux de maîtres qui s’enchaînent dans un musée, ici la nature semble avoir été peinte dans ses moindres détails pour que tout soit parfait, qu’aucun détail ne soit omis. Et le silence qui s’en dégage inspire le respect et l’humilité face à une nature aussi parfaite et superbe. 

Après ces 4 jours, nous prenons vraiment conscience de la richesse et de toute la beauté de cette région réputée pour sa rudesse du climat et ses merveilles infinies. Des merveilles justement nous voulons continuer à les appréhender petit à petit et continuer à aimer et regarder la nature comme elle sans aucune trace humaine.

Sophie et Julien

jeudi 1 décembre 2011

De retour à Puerto Natales


La pampa s'étend à perte de vue
Après trois jours à crapahuter, nous commençons notre dernière journée sur les chapeaux de roues. Le réveil a oublié de sonner et nous avons 18 km à parcourir pour arriver avant 18h de l’autre côté du parc où le bus de retour nous attend. Pour une fois nous espérons que les temps indiqués sur les panneaux sont les bons même si nous restons sceptiques puisqu’il faut rajouter systématiquement 1 à 2h de plus. Tant pis, au pire nous courrons même si nos jambes disent non. 

Un dernier coup d'oeil sur le Torres
Après un rangement express et un petit déjeuner tout aussi rapide, nous prenons la route et nous commençons par une montée qui marquera le début de quelques belles montées avant d’atteindre la pampa et le plat intégral. Nous allons la traverser sur des kilomètres et des kilomètres avec à perte de vue la steppe patagonienne et tout au fond toujours quelques montagnes enneigées et le fameux Torres qui ne nous aura pas quitté durant ces 4 jours. Dans cette immensité verte et désertique nous sommes seuls (au total nous allons croiser 3 groupes) et nous pourrions croire que nous sommes perdus. 

Un joli coucher de soleil en rentrant sur Puerto Natales
Seul le silence accompagne nos pas et sur cette surface plate nous avançons rapidement même si nous avons l’impression du contraire. Nous prenons même le luxe de nous arrêter pour savourer une dernière fois le calme olympien de ce parc et le panorama magique et magnifique qui nous a entourés durant ces 4 jours. 

Finalement, nous arriverons en milieu d’après-midi à l’administration pour une sieste à côté d’un petit lac idyllique avant de rejoindre Puerto Natales. Sur la route, nous croisons de nombreux guanacos (sorte de lamas et de dromadaires mélangés) et les paysages restent superbes avec en prime les nuages ressemblant à de la crème chantilly sur les sommets enneigés et le coucher du soleil qui vient jouer avec ses jolies couleurs sur les panoramas. 

Sophie et Julien

Photos