mercredi 19 janvier 2011

Une journée de plus, une journée de bus


Sans dessus dessous dans le bus
Après deux jours en ville, il est temps de retrouver le calme de la campagne indienne et de nous enfoncer dans le pays. Nous avons hâte de découvrir d’autres paysages, cultures… Pour autant ce n’est pas gagné d’avance. En arrivant à la gare des bus, nous apprenons qu’un seul transport passe par Belur. Changement de programme, nous irons donc à Hassan, une petite bourgade à une quarantaine de km de notre destination initiale. Nous voici partis pour 170 km.  

En nous éloignant de la côte, nous pénétrons dans les montagnes et dans la jungle indienne. Pendant des kilomètres et des kilomètres nous ne croisons aucun village ni âme qui vive mise à part quelques singes et des chiens errants. La vue quant à elle est splendide. Je pensais que l’intérieur de l’Inde était sec mais en fait c’est plutôt verdoyant avec ses cours d’eau, ses nombreux bananiers, palmiers et autres arbres feuillus. Ce n’est pas pour autant que nous pouvons profiter du paysage sereinement. 

A peine avons nous quitter Mangalore, après 1h de route tout de même, que nous sommes arrêtés par un accident. Impressionnant ! Tous les hommes indous descendent de leurs moyens de transport et donnent leurs avis sur la méthode à utiliser pour écarter le véhicule accidenté, un camion de bois. C’est finalement un camion citerne qui le tire à quelques millimètres du ravin. Nous sommes repartis mais pas pour longtemps. Un deuxième accident nous immobilise de nouveau. Cette fois-ci c’est un camion rempli de sacs de sable qui est complètement renversé sur la chaussée.  Le mot d’ordre est alors solidarité. Chacun n’hésite pas à déplacer les sacs pour dégager un passage le plus rapidement possible. Alors qu’en France, tout le monde se contente de regarder sans réagir, ici c’est le contraire. Il faut avancer et pour cela on ne peut compter que sur soi-même. On ferait bien d’en prendre de la graine. 

Une demi-heure plus tard, c’est reparti pour quelques kilomètres avant un arrêt « estomac du chauffeur ». Après 30 minutes, nous repartons en nous demandant pour combien de temps. Ouf, les accidents sont terminés et les arrêts aussi. Quant à la route, et bien ce n’est plus vraiment une route mais plutôt une piste améliorée zigzaguant dans les montagnes. Nous sommes à 30 km maximum passant des trous énormes, roulant sur les cailloux, sur une route étroite qui devrait être en sens unique mais qui bien entendu ne l’est pas. Nous prenons des virages au bord du précipice, passons des ponts à moitié écroulée… Dans le bus, entre deux bonds sur notre fauteuil, on est secoué comme des pruniers. En tout cas, on rigole bien, s’imaginant dans une fête foraine, essayant d’anticiper les bosses et les trous, en vain bien entendu. En tout cas, on comprend mieux pourquoi il nous faut 5h30 pour rallier Hassan. A notre arrivée, la ville est globalement plus pauvre que toutes celles traversées jusque là. Ici pas de route mais un chemin de terre, des indous habillés pauvrement, des étales faites de tôles. C’est vraiment l’Inde profonde mais on retrouve la gentillesse des indous qui nous accueillent avec un sourire, nous demandant d’où on vient. Au restaurant, tout le monde nous regarde manger comme si on était différent ou tout simplement pour voir si on apprécie leur cuisine. Une chose est certaine,  j’adore leurs pains et leurs pâtisseries. Après les bangs du matin, les nâms en sauce au dîner ont ravi mes papilles. C’est toujours quand on s’y attend le moins que l’Inde nous surprend et que l’aventure vient à nous. 

Sophie

Accident sur les routes interieurs d'Inde
Aujourd’hui nous partons pour Hassan et quittons la côte pour nous enfoncer vers l’intérieur de l’Inde. Pour y aller nous prenons un bus et c’est là que les soucis vont commencer. Après un excellent petit -déjeuner à base de ‘’bang’’ sorte de beignets sucrés et d’un thé nous voilà à la gare pour attendre le bus en direction de Hassan. Finalement après 30mn d’attente le bus est là et prêt à partir. Nous sommes assis au fond, seul sur 5 places avec nos sacs. Il est d’ailleurs plus luxueux que le bus local. Et nous voilà partis pour 3h de route bien installé. Mais au bout d’une heure il s’arrête net et coupe ces moteurs. Ce n’est qu’au bout de 10 mn que nous voyons qu’il y a un accident qui bloque la voie, un gros camion transportant du bois à heurter un plus petit, les dégâts ne sont pas graves mais la route est bloquée pendant 45mn. C’est le temps qu’il a fallu au camion citerne pour remorquer la petite camionnette.

L’incident clos, nous voilà repartis. La route s’enfonce de plus en plus vers l’intérieur du pays et nous voyons de moins en moins de monde et de plus en plus de jungle et, c’est après plusieurs km que nous tombons sur un autres accident, décidément les routes vers le centre de l’Inde sont plus dangereuses que prévues. Cette fois c’est un camion qui transportait des sacs de sable qui est tombé sur le côté, c’est assez impressionnant. J’ai réussi discrètement à prendre une photo des dégâts. Ce qu’il y a de bien dans ce pays c’est que tout le monde aide, même si la police est là. En quelques minutes la trentaine de personnes présente sur place ont mis tous les sacs sur le côté afin que nous puissions passer. L’union fait la force.

Et nous voilà repartis pour la 2ème fois. Le bus s’arrête dans un village peu après pour 30mn afin que le chauffeur puisse manger. Nous en profitons pour acheter de l’eau et 4 bananes à 10R (0,16centime d’euro). Cette fois c’est la bonne, le bus repart et parcours les 100 derniers kilomètres à travers la jungle sur une route plus que pitoyable. Sur le coté des singes malicieux nous regardent passer. On est secoué dans tous les sens, le long chemin sinueux est en travaux sur plus de 30km et à une moyenne de 10 km/h, on n’est pas arrivé. Nous prenons beaucoup de photos de la jungle, des camions au transport plus que monstrueux, nous faisons aussi quelques  vidéos des tremblements du bus. Chaque mètre parcouru est un calvaire de nids de poule et de bosses. Cependant le voyage prend vite des allures de rigolade, on s’imagine dans une attraction géante de fête foraine. 

5h30, voilà le temps qu’il aura fallu au bus pour parcourir les 170 KM que séparaient Mangalore de Hassan. Nous arrivons à 16h30 dans la ville dont la pauvreté est plus que présente, mais, nous trouvons très rapidement des Lodges au confort minimum mais fort sympathique.

Le soir nous trouvons un petit restaurant familial avec un serveur très avenant avec qui nous rigolons beaucoup au sujet des plats ‘’spicies’’, au menu : noddles avec riz, nâm (sorte de pain) avec une sauce légèrement épicée.  Demain nous irons visiter Belur en espérant que la route soit moins capricieuse.

Julien

Photos 

mardi 18 janvier 2011

Karkala, l'impossible

2eme plus grande statue de 42m de 1432
Après nos kilomètres de marche d’hier et un bref coup d’œil sur la carte de la ville, nous avons décidé de nous éloigner de Mangalore pour aller visiter un des plus vieux temples de l’Inde et la deuxième plus haute statue de dieu du pays. Direction donc Karkala où se dressent 4 temples Jains datant de 1432. Simple à dire mais pas simple à faire. Alors que jusqu’à maintenant nous arrivions à prendre facilement un bus local, à Mangalore c’est autre chose car qui dit grande ville, dit plusieurs stations de bus. Et là la galère commence. Non seulement, nous choisissons la mauvaise station de bus mais on nous fait comprendre qu’il n’y a pas de bus local pour cette ville et on nous indique des chemins différents pour trouver un bus express. Après plusieurs minutes d’errance, je rentre dans une agence de voyage qui nous montre où aller et surtout quoi demander. Je reprends un peu espoir mais cela sera de courte durée. Nous trouvons en effet un arrêt de bus à l’endroit indiqué mais cette station est desservie par à peu près tous les bus de la ville. Comment trouver le notre alors que tout est écrit en Indi. Une seule solution, demander à tous les bus qui s’arrêtent. Nous voilà donc avec notre papier à alpaguer les contrôleurs en criant karkala, karkala. Au bout du 5ème bus, on nous dit de monter. Sauvé. Pas tout à fait. Le bus ne va pas à Karkala mais à Udupi, 50 km plus loin que notre destination et ne passe pas par là. Le contrôleur nous dit qu’il nous fera descendre pour reprendre un autre bus. C’est ainsi qu’après une heure, nous nous retrouvons dans un petit village, un peu inquiet. Un contrôleur assis au bord de la route, ne me demandait pas ce qu’il faisait là, nous indique après 10 minutes un bus. Yes c’est le bon et nous pouvons enfin arriver.
Les temples valaient bien toutes ses galères. Perchée en haut d’une petite colline, au milieu d’un sanctuaire en pierre, une statue impressionnante de 42m de haut taillé dans un seul roc, semble nous regarder. Un prêtre nous raconte l’histoire du temple de sa construction à sa restauration par les canadiens. Il nous montre également d’autres statues en pierre noire plus modestes mais qui m’impressionne pas leur nombre et la finesse des détails. Avant de quitter cet endroit propice à la méditation, nous avons le droit au troisième œil et à être béni en sanskrit. Je trouve ce geste très touchant, moi qui suis revenue en Inde pour découvrir cette spiritualité. Le deuxième édifice religieux un peu à l’ouest du premier est beaucoup moins impressionnant mais marque quand même par les sculptures sur ces colonnes. Nous apercevons le troisième temple en retournant en ville mais il est déjà trop tard pour y pénétrer. Le voyage du retour jusque Mangalore tranche avec la quiétude de l’après-midi. Le chauffeur conduit comme un dingue, n’arrête pas de klaxonner et double sans aucune visibilité se rabattant à 2 secondes de la voiture arrivant en face. Je suis contente d’arriver vivante à Mangalore et de pouvoir descendre. Espérons que demain le bus sera moins violent.
Le 2eme temple
Sophie
Aujourd’hui opération Karkala, petit village avec temples sympas à visiter, mais encore faudrait-il y arriver. Nous partons prendre un petit dej et après 30 mn de recherche nous voilà assis dans un grand hôtel avec un buffet à volonté pour 432R soit 8,5 euros. Peu après nous devons retourner à l’hôtel pour récupérer un t-shirt manche longue car les femmes n’ont pas le droit d’avoir les bras découverts.
La recherche du bon bus va être un vrai calvaire, car pour aller à Karkala, il faut soit aller à la station de bus qui est à 2h de marche soit prendre un tuc tuc hors de prix, soit prendre le bus à la volée en espérant tomber sur le bon.
Nous optons pour la 3éme solution, le problème est que les bus s’arêtent à peine et qu’il faut vite courir pour demander où ils vont. Il en aura fallu 5 pour trouver le bon et nous voilà en direction d’un village pour attraper un autre bus qui cette fois nous emmènera à Karkala.
Enfin après 3h de recherche, de marche, de soleil très chaud nous voilà arrivé à bon port. Nous trouvons facilement le temple et après une 50aine de marche à gravir, nous arrivons devant. Au milieu se dresse une énorme statue de 42 M taillée dans une seule pierre datant de 1432. Sur place un prêtre nous fait la visite en nous expliquant ce que tout signifie.
Quelques temps après nous atteignons le 2ème temple qui est plus impressionnant par son architecture que part ces statues, puis nous redescendons et repartons pour 2h de bus jusqu'à Mangalore. La conduite du chauffeur est impressionnante de folie, dans un chemin à peine assez large pour deux voitures, il zig zag pour aller le plus vite possible en klaxonnant toutes les 30 sec. Un voyage éprouvant mais qui montre bien la conduite des Indous.
De retour à l’hôtel nous nous reposons quelques instants avant d’aller manger quasiment la même chose qu’hier avant de nous préparer pour partir demain de Mangalore pour aller dans l’intérieur des terres de l’Inde.

dimanche 16 janvier 2011

La classe moyenne du Karnataka

Nous continuons notre descente le long de la mer arabique pour Mangalore, notre dernière étape avant de nous enfoncer dans les terres. Mangalore est une très grande ville en comparaison de toutes celles que nous avons traversé jusqu’à maintenant (sauf Bombay bien entendu). Bien décidés à dormir à l’auberge de jeunesse, nous nous faisons aider par un contrôleur de bus qui nous indique un bus puis le quartier où descendre. Une fois dans le quartier, il nous faut encore trouver l’adresse. Il faut savoir qu’en Inde, les noms de rues n’existent pratiquement pas et que les habitants se repèrent aux monuments et autres magasins significatifs. Nous rentrons dans un magasin de téléphonie qui après un rapide appel nous apprend que l’auberge de jeunesse n’existe plus. Un peu déçus nous remontons l’avenue et nous tombons rapidement sur un hôtel modeste mais propre.
Munis d’une carte, gentiment donné par le réceptionniste, nous partons découvrir Mangalore. On s’aperçoit très vite qu’elle concentre de nombreux magasins et que le niveau de vie est globalement plus élevé que dans les autres bourgs, vus jusqu’ici. Certaines femmes sont habillées à l’européenne et pour la première fois on voit des vêtements de marques comme Black Bury. En se promenant dans les rues, quelques indous nous saluent, nous demandent d’où on vient et cherchent à nous aider. C’est rigolo et sympa de voir que nous sommes plutôt bien accueillis au point qu’un gardien nous invite à rentrer assister à un concert de danse et de musique indienne. Un peu kitch à mon goût mais c’est toujours intéressant de voir la culture musicale des autres pays.
Sophie
Nous voilà arrivés à Mangalore, une ville de la taille de Strasbourg pour ceux qui connaissent. A notre arrivée nous devions trouver une auberge de jeunesse, nous avons donc pris le bus jusqu'à la rue  que nous avions et Sophie est allée demander dans une boutique de téléphone où était exactement l’adresse. Comme le vendeur ne connaissait pas, il a appelé directement le N° mais, après 1mn, il nous dit que l’auberge n’existe plus.
Il nous indique vers où aller pour trouver un hôtel et d’ailleurs après 10mn de marche nous tombons sur un motel Lodge au réceptionniste très sympa. Après inspection de la chambre nous la prenons et nous installons. Nous partons de suite à l’assaut de la ville. Malheureusement le dimanche tout est fermé et mis à part quelques stores d’ouverts, il n’y a pour le moment pas grand-chose à voir.
Nous tombons tout de même, à la mairie, sur un spectacle à base de danse, de musique et de costumes traditionnels. Comme tout est en Indou on ne comprend rien et ne restons que 15 mn.
La marche fût longue et éprouvante sous un soleil de plomb mais nous avons quand même tenu quasiment 4h. De retour à l’hôtel nous nous reposons un instant avant d’aller manger dans un ‘’BACKERY’’ juste à côté. Au menu : burger végétarien, pizza épicé (pour mon grand malheur), jus de mangue, forêt noire et gâteau au chocolat, on ne se refuse rien.
Finalement nous retournons à l’hôtel nous reposer car la journée fût ardue.
Julien

samedi 15 janvier 2011

Un bateau pour le paradis

Le port de peche
En arrivant à Udupi, nous n’avions pas vraiment d’idée sur ce qui nous attendait. Nous voici donc de bon matin errant à travers les rues à la recherche d’un petit-déjeuner avant de jouer les touristes. Au fil des jours, nous avons compris que les backery correspondaient davantage à nos salons de thé qu’à une boulangerie classique. Nous voici donc attablés dans un buy buy où le serveur nous propose des boulies boulies. Ne comprenant rien, nous acceptons pour notre plus grand bonheur. Dès la première bouchée, ce pain ressemblant un peu à nos crêpes fond dans la bouche.
Heureux, nous pouvons commencer notre exploration. Lors de nos différentes rencontres, on nous a parlé de Ste Marie Island, une petite île à quelques kilomètres de Malpé. Etonnant Malpé n’est pas une ville mais un port de pêche et pour y pénétrer il faut payer 2 roupies. Là, le spectacle est inimaginable. Des centaines et des centaines de bateaux de pêches sont entassés dans le port, déchargeant des milliers de poissons qui sont acheminés directement par camion, tuc tuc et tout autre engin roulant. Tout au bout, un petit embarcadère attend les passagers pour l’Ile.
Nous nous rendons vite compte que Ste Mary Island est une destination du week-end pour les jeunes indous et leurs familles. A près d’une centaine sur un rafiot ne pouvant contenir que 70 personnes, nous naviguons tranquillement vers l’Ile et là surprise. A quelques mètres de l’Ile, il faut changer de bateau à même la mer pour descendre finalement dans l’eau. Nous avions déjà vu de superbes coins lors de nos différentes étapes mais cette île a quelque chose de magique. Très petite, c’est le paradis des crabes (gros comme mon poing), des algues et autres petits animaux marins. De nombreux rochers aux formes un peu particuliers (on aurait dit d’anciennes roches volcaniques) hébergent des petites criques où l’eau est d’un bleu transparent. Une belle petite promenade pour moi amoureuse de la nature même si la montée sur les rochers n’est pas toujours évident. Nous avions à peine terminé le tour de l’île qu’il nous fallait déjà repartir vers la ville et sa pollution sonore.
Pour autant, nous n’allions pas rentrer à l’hôtel sans voir les fameux temples de Sri Krishna. Immense complexe, il accueille 5, 6 édifices dédiés aux différents dieux et déesses. C’est toujours impressionnant de voir ces édifices et surtout tous ces pèlerins se pressant pour prier devant leurs idoles. Dans le premier temple dédié à Krishna, un guide nous raconte l’histoire de la déesse distribuant son lait pour permettre aux humains d’atteindre l’immortalité. Une jolie légende qui sera suivi d’une explication sur les relations entre les hommes et les femmes et leur place dans la société. C’est ainsi qu’un femme a le devoir de procréer et de s’occuper du foyer tandis qu’un homme a le devoir de protection de sa famille et de ramener de l’argent. On est loin de l’égalité homme femme que nous recherchons en France ou en Europe. Mais c’est une belle leçon sur la culture indienne pour clôturer cette journée riche en émotions.
Panorama de l'ile
Sophie
Une longue journée commence pour nous. Après notre petit déj habituel, nous prenons le bus pour Malpe, une petite bourgade à 10 km d’Udupi. De là nous voulons prendre un bateau pour aller sur l’île de Ste Marie. Bizarrement pour entrer au port il faut payer 1 roupie symbolique, allez savoir pourquoi.
Sur place nous partons dans la mauvaise direction ce qui n’est pas si mal puisque nous avons pu visiter le port de pêche immense. Finalement nous tombons sur le bateau qui nous emmène sur l’île de Ste Marie.  A notre arrivée,  il n’y a pas de port pour accoster et nous devons nous déchausser et remonter le pantalon pour faire les derniers mètres dans l’eau.
L’île est splendide, d’un côté des rochers à escalader d’un autre de la verdure avec des palmiers. Elle est toute petite et en 30mn on peut en faire le tour. Niveau bébête, nous sommes tombés sur des crabes, un héron, des corbeaux, une sorte de serpent dans l’eau et des oursins. Par contre ce qui gâche la vue se sont les déchets laissés par les Indous qui viennent ici avec leurs marmites pour manger en  famille.
Le retour se passe sans problème, nous sympathisons avec deux Anglais et discutons autour d’un jus de fruit de nos exploits de voyage et vers 17h nous revoilà à l’hôtel. Nous partons visiter le temple de Shri Krishna qui se trouve à quelques km de là. Après quelques pas dans l’enceinte, un Indou nous fais signe de le suivre pour nous faire visiter le temple, il nous explique les tenants et les aboutissants de sa religion qui est un peu particulière. Nous visitons aussi tout le coin qui est, en fait, une grande communauté.
Le soir nous testons le restaurant de l’hôtel qui n’est pas si mal que cela, se sera poulet, mouton et riz. Retour à l’hôtel pour une bonne nuit de sommeil.

Une journée de bus

Notre chambre
Bercé au son des vagues, nous nous réveillons avec les rayons du soleil alors que nos amis hippies méditent déjà sur la plage ou font leur yoga. Je me serai bien joint à eux mais une longue route nous attend jusqu’à Udupi, notre prochaine étape. 140 km en bus local est une petite épopée surtout lorsqu’on sait qu’il faut à peu près 1h pour parcourir une trentaine de km. Pas de problèmes pour prendre notre première bus jusque Kumta mais les choses se compliquent pour le deuxième. La bonne nouvelle c’est qu’il existe un bus direct nous emmenant à destination, la mauvaise c’est qu’il est bondé. Après une première tentative infructueuse, nous prenons le suivant. Imaginez devoir remonter l’allée avec votre gros sac de 16 kg, sans trop gêner les personnes assises. Une fois notre sac calé dans l’allée, 2h debout à nous tenir comme nous pouvions dans les nombreux virages, bosses et freinages sans tomber et en tenant le sac pour éviter qu’il bascule c’est  avéré un véritable défi. Pour couronner le tout, le gamin assis à côté de moi s’est mis à vomir sur mon sac en plein milieu du voyage. Super !
Au bout de deux heures, le bus se vide enfin et nous pouvons nous asseoir, nettoyer un peu le sac et profiter un peu du superbe paysage nous séparant de notre destination. Plutôt sympa et curieux, les contrôleurs m’aident à soulever mon sac et nous discutons quelques minutes avec eux sur la région. Enfin arrivée à destination, Udupi s’avère être une grande ville avec sa pollution, ses klaxons. Nous irons l’explorer demain mais en attendant et pour nous mettre un peu de baume au cœur après cette journée éprouvante, nous tombons sur un concert de rue avec des instruments occidentaux (saxo et violon). Bon on est loin de la grande musique mais c’est grâce à ces moments que je me ressource.
Sophie
La nuit passée dans notre cabane de pierre et de terre c’est passé sans encombre.  Réveillé par les lueurs du soleil, nous nous hâtons pour prendre un petit dej à base de chocolat chaud, thé et toast. A 10h30 nous quittons  Gokarna pour une longue journée de bus jusqu’à Udupi.
Plusieurs arrêts sont prévus. Pour le premier pas de problème, mais  au deuxième cela se corse un peu.  Il nous est impossible de nous asseoir car le bus est plein à craquer. De plus il faudra tenir presque 4h en espérant qu’une place se libère tout le long. La scène est plutôt fun, rentrer dans un bus bondé en passant dans une allée plus petite que nos sacs qui, je le rappelle, pèsent pas loin de 15kg chacun,  fût une sacrée épreuve. Heureusement, le contrôleur du bus est super sympa et nous prévient que des places vont enfin ce libérer après 2h tout de même.
Arrivés à Udupi, nous trouvons un hôtel plutôt classe et pas plus cher qu’à Magdao pour nous détendre un peu, car il faut bien se reposer pour mieux s’aventurer. Nous faisons une visite rapide de la ville et tombons sur un restaurant plutôt classe avec un serveur habillé en pingouin. Le repas est très bon et non épicé.
Julien

vendredi 14 janvier 2011

Quelques photos de notre premiere semaine du voyage

album photos

Gokarna, bienvenue chez les Hippies

Epices du marche
Déjà une semaine que nous traversons l’Inde et chaque jour nous amène son lot de surprises et d’aventures. Après un détour par les nombreux temples à Karwar, nous prenons les bus locaux (on commence à se faire à leur conduite sportive) pour Gokarna, une petite ville située sur la mer arabique, very nice au dire des différents voyageurs. C’est certain que nous sommes loin des zones touristiques. Ici c’est le repaire de la communauté hippie. Avec leur style bien particulier, ils passent presque inaperçus parmi tous les indous. D’autant que plusieurs temples et autres lieux spirituels se dressent un peu partout en ville. Il nous faut donc trouver un endroit où dormir dans cette communauté. A quelques mètres de la ville, à côté de la plage plusieurs restaurants louent des chambres pour la nuit. En fait de chambres, il s’agit de plusieurs cases  avec un toit en feuille de palmier et les murs en bouse de vache séchée. Et oui. Pour tout lit, une estrade en pierre nous attend. C’est certain que ce n’est pas le confort d’un hôtel 4 étoiles mais c’est plutôt sympa et nous ne payons que 3,50 €.
Une fois installé dans notre nouveau palace nous partons à la découverte de la ville avec ses nombreux lieux sacrés, ses étales de fruits et légumes et d’épices et surtout ces longs chemins poussiéreux perdus parfois dans les collines et menant aux différent s ashras dédiés au yoga, à la prière et à la zénitude. C’est dans ce contexte que nous finissons gentiment la journée avant de chercher un endroit pour manger. Sur la longue plage, il n’y a que 4 restaurants un peu vide. Au hasard et un peu sceptique nous choisissons l’un deux. Et là miracle, non seulement la nourriture n’est pas épicée mais en plus nous mangeons comme des dieux. Profitons en car demain nous aurons sans doute de nouveau des plats épicés.
Brochette d'Indous, plage de Gokarna
Sophie
Nous voilà dans notre première semaine, nous avançons tranquillement dans notre périple qui commence à avoir des goûts d’aventure. La nuit à Karwar ce passe sans problème à part une moustiquaire à placer et un cafard à tuer. Notre prochaine destination est Gokarna, une petite bourgade semi-touristique selon les dires d’une voyageuse croisée quelques jours plus tôt.
En effet à notre arrivée le tourisme est présent mais discret, d’ailleurs ce ne sont pas vraiment des touristes mais plus des hippies aux cheveux longs, barbes longues et marijuana, forcément. Il semblerait que ce coin soit une sorte de lieu de pèlerinage pour eux car il y a quelques temples et du yoga tout autour de la ville. Il n’y a pas de magasins tape à l’œil ni de rabatteurs. Ici tout le monde est en communion avec la nature, zen.
Nous marchons un bon km avec nos gros sacs sur la plage pour trouver où nous loger, un homme nous fait signe en disant ‘’room’’, nous le suivons et à notre grande surprise, la chambre s’avère être une sorte de hutte avec un lit taillé dans la pierre, un toit en palmier et  les murs en bouse de vache sacrée (façon de parler bien sur).Les WC et douche sont en commun ainsi que la lessive. L’après-midi nous partons visiter les alentours avec une marche de 4h, il y a des coins magnifiques à voir et nous en profitons pour prendre quelques photos, nous retournons sur la plage pour admirer le coucher de soleil vers 18h30, puis après une douche bien méritée et l’installation de la moustiquaire, nous partons manger. Le restaurant est sur la plage, nous nous rassasions au maximum avec des plats de pâtes NON EPICES et des bananes frites avec du Nutella dessus, car on risque de ne bientôt plus rien trouver de tel dans les prochains jours.