samedi 13 août 2011

Passage au sud


Les buller Gorges
Ce matin, nous prenons le ferry pour l’Ile du sud. Prendre un bateau avec une voiture relève d’une organisation serrée puisqu’il faut non seulement réserver sa traversée mais également arriver 1h avant le départ le temps d’embarquer passagers, camions, campings-cars et voitures. Très vite, les nuages du nord font place au soleil du sud et nous découvrons les premiers paysages de l’île. Des montagnes s’étendent à perte de vue que seul de rares maisons viennent perturber. 

C’est en admirant le panorama au soleil sur le pont que nous arrivons de l’autre côté. Dès les premiers kilomètres notre première opinion se confirme. La région s’avère beaucoup plus montagneuse que le nord et le panorama s’en ressent. Les petites routes sillonnent à travers les coteaux et la végétation luxuriante laisse parfois place à de superbes gorges  où coulent de jolies rivières. Nous pourrions presque être dans les Pyrénées à la seule différence que les montagnes s’étendent à perte de vue. Nous arrivons ainsi sur la côte Ouest de l’île dans la charmante ville de Westport, notre premier arrêt pour la nuit.

Sophie et Julien

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vendredi 12 août 2011

Wellington sous la pluie


Une des pièces du musée
Nous allons bientôt battre notre record de pluie en Nouvelle Zélande par rapport au reste du tour du monde. Enfin, il fallait bien qu’à un moment ou un autre l’hiver, le froid et la pluie nous rattrape dans notre périple. Vous l’avez donc deviné, c’est sous des trombes d’eau et le froid humide que nous partons visiter la capitale officielle du pays. 

Comme il n’est jamais agréable de découvrir une pluie sous le mauvais temps, nous changeons nos plans et nous réfugions au musée Maori de Te Papa. Il s’agit du plus grand musée de la Nouvelle Zélande. Très interactif et réalisé en partie pour les enfants, le musée regroupe sur 6 étages différentes pièces et informations sur la culture, la géologie de la Nouvelle Zélande mais également une large section sur la formation de la terre et sur les animaux atypiques qui ont élus domiciles sur terre ou dans l’eau à proximité de l’Antarctique. Nous nous consacrons notamment à cette dernière partie. 

Après les différentes visites des sites géothermiques, comprendre le fonctionnement et les débuts de notre planète nous semblait tout naturel d’autant plus que la Nouvelle Zélande reste tout de même la première île concernée par les tremblements de terre, les Tsunamis et les éruptions volcaniques du fait de sa position sur différentes faille. A l’aide de films, de différents jeux ludiques et assez rigolos aussi bien pour les petits que les grands, le Te Papa arrive à nous captiver. Captivant et intéressant aussi la partie sur les animaux avec la présence de grands squelettes, d’animaux empaillés et d’une pieuvre géante pêchée complètement par hasard au large de la mer antarctique. En revanche la partie sur la culture et l’histoire maori est assez décevante du fait peut-être du manque d’objets pouvant illustrer leur culture su particulière et leurs croyances. 

Sculpture sur le pont
Après cette immersion culturelle, place à la flânerie et au shopping. La ville s’organise en majorité autour de ses quais et de son ferry qui effectue quotidiennement la liaison entre le Nord et le Sud. L’autre grand pouls de la ville est son quartier d’affaires et politiques ou quelques monuments de style victorien méritent le coup d’œil. Mais globalement, elle ne revêt d’intérêt architectural ou historique. Ne reste donc plus qu’à flâner dans le centre-ville et les rues environnants en faisant du lèche vitrine (cela permet aussi d’échapper un peu à la pluie et au froid ambiant). Ce n’est pas pour autant que la ville est reposante car elle est coincée entre différentes collines et nous avons besoin de monter et descendre sans cesse. Nous comprenons d’ailleurs mieux maintenant pourquoi elle est comparée à San Francisco aux Etats Unis. Seul regret, ne pas avoir pu emprunter le câble historique menant tout en haut pour bénéficier de la vue. Nous n’aurions rien vu avec les nombreux nuages chargés de pluie. Enfin heureusement Wellington ne se résume pas à cela et elle nous laissera un souvenir d’une ville où il fait bon vivre malgré la pluie.

Sophie et Julien

jeudi 11 août 2011

Une journée de voyage

Une des nombreuses vues
Après une semaine dans l’île du nord, nous décidons de continuer notre périple dans le sud. Pour cela nous devons effectuer la traversée en bateau et nous réservons pour le surlendemain. En attendant, il faut nous rendre à Wellington pour pouvoir le prendre et en même temps visiter cette capitale assez petite au vu du nombre d’habitants qui vivent dans le pays. Une journée de route nous attend donc pour nous y rendre. 

C’est dans les immenses plaines que nous effectuons les centaines de kilomètres qui nous en séparent. Le panorama est assez basique et ressemble à nos immenses champs d’herbes à perte de vue que nous connaissons. Seule distraction, les centaines de moutons croisés dans les champs et surtout les 1,2 millions de moutons acheminés chaque semaine par camion pour l’abattoir et expédiés ensuite dans les différents pays du monde. Assez impressionnant d’autant plus lorsque nous savons que le pays compte 60 millions de ces mammifères, soit 10 fois plus que la population. 

Sophie et Julien

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mercredi 10 août 2011

De retour sur la côte


Kiwi House
La journée ne commence pas très bien pour nous. Sophie se réveille avec des plaques virulentes sur le cou et les bras  et nous ne pouvons pas descendre dans les caves comme nous le souhaitons. La descente en rappel proposée suivi d’un parcours accrobranche dans les grottes sont complètes et il ne reste qu’à suivre un groupe pour faire le tour classique. Nous décidons de laisser les caves de côtés pour nous consacrer à un animal typiquement new zélandais : le kiwi. 

Les nombreux moutons
Cet oiseau en voie de disparition ne vit que la nuit et nous devons nous rendre dans un des nombreux centres de conservation pour espérer le voir. Plongés dans le noir pour recréer leur environnement naturel, derrière une grande vitre,  les deux kiwis du centre sont peu préoccupés par les touristes mais plus par la nourriture. Ils la recherchent à l’aide de leur long bec en creusant dans le sol pour le retourner et trouver le précieux sésame. Il ne reste alors plus qu’à l’avaler. Au final, les kiwis ressemblent à une énorme poule avec un grand bec jaune. En revanche, ils sont très rigolos lorsqu’ils se déplacent et creusent la terre. Leurs têtes sont complètement enfouies et nous avons l’impression qu’ils creusent leur propre tombe. Dommage que nous ne puissions pas les prendre en photo car leurs yeux sont hyper sensibles au flash et peut les rendre aveugle.  D’autres oiseaux typiquement new zélandais vivent également dans le parc mais aucun ne revêt un véritable intérêt tant dans leurs rareté que dans leurs couleurs ou leurs chants. Nous faisons donc rapidement le tour du sanctuaire.

Profitant du beau temps, nous reprenons la route vers Napier pour profiter au maximum des magnifiques paysages que nous offre le pays. Montagnes vallonnées, gorges encaissées, rivières aux multiples couleurs… nous accompagnent sur notre route. L’arrivée à Baie View dans la soirée nous permet d’admirer notre premier coucher de soleil dans le pays. De quoi compléter une journée haute en couleurs.

Sophie et Julien

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mardi 9 août 2011

Le monde géothermal nous ouvre ses portes


Lady Knox en action
Notre plongée dans le monde géothermique continue ce matin avec le lady Knox. Non ce n’est pas le nom d’un savant ou d’une géologue mais celui d’un geyser.  Et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du plus haut Geyser de la Nouvelle Zélande. Cette miss ne dévoile ses charmes qu’une seule fois par jour à 10h15 pile pendant 30 à 45 minutes. Au vu de l’événement nous ne pouvons pas échapper à la foule de touristes venus l’admirer. Nous prenons donc place, armés de notre appareil photo. 

Quelques minutes avant l’éruption, pour ajouter du piment à l’événement, un présentateur nous explique le fonctionnement du geyser et rajoute un morceau de savon. Nous pouvons donc voir l’eau bouillir et rentrer peu à peu en éruption. Quelques secondes et un grondement plus tard, lady Knox crache son venin ou plutôt son eau à plus de 10m. La fumée accompagne l’éruption et le tout donne un spectacle assez plaisant à regarder.  Ce n’est quand même pas tous les jours que nous voyons un geyser. Mais plus encore que le cratère en lui-même, c’est son fonctionnement qui est impressionnant. En effet, la lady accumule pas moins de 26 000 litres d’eau en 24h qui sont recrachés en 30 à 45 minutes et qui giclent à une température de 65degrés celcius. La nature possède certains mystères assez merveilleux. 

Rotuora vu de haut
A la fin de cette curiosité géologique, nous reprenons la direction de la ville pour prendre de la hauteur. Les skylines (ou immense œufs) permettent en un clin d’œil de nous rendre en haut de Rotuora et ainsi d’avoir une vue d’ensemble de la région volcanique qui nous entoure. Les anciennes montagnes volcaniques encore en activités offrent des couleurs originales et semblent déverser une lave imaginaire dans les nombreux lacs et sources thermales qui fument toute la journée et qui font le bonheur des curistes et des touristes. Les piscines thermales et les spas sont en effet légions. 

Si la montée s’effectue en télécabine, la descente  se fait d’une façon beaucoup plus originale à savoir en luge d’été. Nous nous lançons sur la piste balisée. C’est partie pour 2 km de vitesse et de folie avec à la clef des virages serrés, une course poursuite entre nous deux et une bonne dose d’adrénaline. Dommage que le circuit soit un peu court car nous n’avons qu’une envie le refaire. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et il nous faut déjà reprendre la route pour notre prochaine destination : les caves de Waitamo.

Comme à chaque fois en Nouvelle Zélande, la route qui y mène offre son lot de vue magnifique passant dans des vallées et des gorges encaissées de toute beauté. Le soir une petite auberge de jeunesse bien chaude nous attend dans le petit village de Waitamo. De quoi bien se reposer avant une nouvelle journée pleine d’émotion.

Sophie et Julien

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lundi 8 août 2011

Là où commence le monde


Le souffre donne des couleurs
Le soleil est revenu et avec lui l’exploration du pays. Réputé pour ses formations géologiques datant de milliers d’année, la Nouvelle Zélande se trouve aujourd’hui encore sur une faille offrant ainsi des parcs volcaniques de toute beauté. Nous choisissons de nous rendre dans l’une de ses formations près de Rotuara. Le site de Waimangu donne un très bon aperçu avec ses différentes éruptions volcaniques en 18000, 15000, 700 et en 1886. Encore en activité, il s’étend sur quelques kilomètres. 

Dès notre arrivée, nous sommes frappés par la forte odeur de souffre qui se dégage des différents lacs, roches et montagnes. Nous avons l’impression de respirer des œufs pourris. A cette odeur se rajoute le bruit incessant de l’eau qui boue, un peu comme une cocotte minute éternellement sous pression avant de se décider ou non à exploser. Mais ce qui est le plus fabuleux se sont les couleurs extraordinaires formées par les éruptions successives et l’activité des volcans. Le souffre se dépose en fine couche sur les lacs bleus et pures leur donnant une couleur rouge ocre assez étonnante. Nous avons presque envie de le recueillir dans nos mains si nous ne savions pas que l’eau boue tout de même à 100° Celsius. 

En plus de ces couleurs, les eaux toutes entières sont enveloppée dans un brouillard perpétuel provoqué par l’effet de la chaleur interne et du froid externe. Nous nous croyons dans un film d’horreur ou d’action lorsque le monstre va soudain apparaître des profondeurs. 

Le lac aux eaux turquoises
Plus loin, les roches prennent une teinte jaunâtre et rougeâtre sous l’effet des mélanges géothermiques. Il s’en dégage alors de petites fumerolles qui intriguent les insectes. Le vert arrive ensuite comme une plâtrée d’épinard collée sur les bords de l’eau. Toutes ses superpositions de couleurs donnent des formes assez étranges, naturelles. La nature se révèle alors dans toute sa beauté pour notre plus grand plaisir. Dire que ces couleurs et ses formes aussi étonnantes que magique sont le fruit de la création de la terre et de sa violence entre les éruptions et les tremblements de terre. En contemplant le spectacle, nous reprenons conscience que nous ne sommes que peu de choses sur cette planète et que mère nature nous domine. Et c’est tant mieux. 

Sophie et Julien

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dimanche 7 août 2011

Une journée de pluie


Paysage montagneux
Après la découverte de Auckland, il est temps de nous écarter des grandes villes pour partir explorer l’arrière pays. Malheureusement, le temps n’est pas avec nous pour cette première journée puisqu’il pleut. Nous savions que nous arrivions en hiver en Nouvelle Zélande mais nous espérions échapper au mauvais temps. C’est un peu raté pour le moment mais la météo ici est un facteur très changeant en raison des montagnes environnantes et de l’Antarctique toute proche.

Nous ne nous laissons pas abattre et nous choisissons de nous rendre jusque Hamilton en prenant la route scénique. Dès les premiers kilomètres, le panorama montagneux s’avère très vert et luxuriant. Malgré le peu de visibilité, il offre une vue magnifique. La Nouvelle Zélande ressemble par bien des aspects à l’Irlande tant les paysages sont montagneux, verts et très agricoles. Moutons et vaches paîtront en toute tranquillité. Nous découvrons aussi les villages nouveaux zélandais composés en majorité de ferme en colombage et de vieilles maisons de styles anglo-américaines. 

Si nous sommes loin des espaces vides de l’Australie, les maisons semblent tout de même perdues dans les vallées, séparées des villes par les sommets aux multiples arbres. 

Sophie et Julien

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