mercredi 20 février 2013

Bagan, la cité aux milliers de temples



Premier contact avec les temples
Ce matin je me lève aux aurores pour pouvoir attraper l’avion direction Bagan. Et je dois avouer que l’aventure commence dès l’aéroport. Ici, pas de tapis roulant, de tableau d’affichage ou autre… Tout se fait à la main et avec les moyens du bord. Un tableau où des postits sont collés sert d’indicateur pour les vols portés par un steeward qui passe ainsi de rang en rang tel un speecheur lors d’un match de boxe. Pas question de traîner, en deux temps trois mouvements, j’arrive aux abords de l’avion et quel avion. Il s’agit plus d’un coucou volant qu’autre chose. On a l’impression de se retrouver plongé dans la seconde guerre mondiale avec les petits avions à hélice qui font un boucan d’enfer.  Il ne reste qu’à faire une prière pour les croyants en espérant arriver à bon port. 1h10 plus tard et un atterrissage mouvementé, me voici à l’aéroport international de Bagan qui a plus les allures d’un immense hangar que d’un aéroport. Il faut récupérer les valises trainées dans des chariots aux abords de ce hangar avant de pouvoir s’aventurer dans la ville. L’aventure commence tôt pour moi. 


Et premier bouddha
J’avais choisi de séjourner dans le vieux Bagan pour être proche des temples et ainsi éviter des kms supplémentaires  mais je me retrouve en réalité à plus de 5 km du vieux Bagan (enfin je vais ne l’apprendre qu’en fin de journée). Motivée et surexcitée de découvrir ce lieu si mémorable et internationalement reconnu, je pose à peine le sac à dos pour me lancer à l’assaut de la route poussiéreuse à pied.  Très vite, les premiers stupas en brique se dessinent et plus j’avance, plus j’ai l’impression qu’il y en a des centaines et des centaines. En réalité Bagan en compte un peu plus de 4 000 construits entre le XIème et le XIIIème siècle pour la plupart. Ces monuments en brique de taille différente et impressionnante semblent pousser comme des champignons et sortir de nulle part dans l’immensité désertique. Je m’attendais à une petite ville couvert de temple un peu comme à Angkor Wat mais en réalité ce sont des champs avec quelques arbres et très peu d’ombre qui accueillent ces monuments. Sur la route principale, heureusement goudronnée, j’en passe un, deux puis trois… puis n’y tenant plus je m’enfonce sur le bas côté pour les approcher de plus près. Presque au milieu des paysans et des chèvres, mon premier stupa se sidère. De l’extérieur il ressemble à un vulgaire bol retourné mais à l’intérieur un immense Bouddha ou dieu semble me défier du regard. Je le photographie sous toutes ses coutures émerveillées, excitées de pouvoir voir enfin ces fameux temples avant d’en découvrir un autre. Stupeur là aussi il y a un bouddha. En réalité, je vais vite m’apercevoir qu’ils renferment tous ou presque un bouddha. Je ne me lasse pas de courir de pagode en pagode découvrant les mille et un détails qui font qu’ils sont uniques. Car si de l’extérieur, on a l’impression dans un premier temps qu’ils se ressemblent tous en fait pas du tout. On distingue trois grandes périodes de constructions reconnaissable par la luminosité qui rentre à l’intérieur et donc des fenêtres. A l’intérieur, quelques fresques subsistent encore et on devine de temps en temps des bouddhas dessinés, des écritures d’antan, des scènes religieuses… Chaque temple est finalement unique, plus ou moins intéressant et plus ou moins bien restauré. Depuis 1975, se sont plus de 2 000 temps qui ont été remis debout et restauré selon des méthodes plus ou moins douteuses, mais ceci est un autre débat. 


Devant les temples
De mon côté, j’ai enlevé pas moins de 6 fois les chaussures, vu une bonne cinquantaine de temples. Des endroits touristiques comme le fameux temple Anonda ou Gimyuki et d’autres moins connus comme ce petit temple où se trouvait deux têtes de bouddhas ou encore 4 grands bouddhas semi-couchés. Se sont aussi 6h de marche qui sont venus à bout de moi et c’est un repos serein et spirituel que j’espère prendre avant de repartir en découvrir d’autres dès demain matin.

Sophie 
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lundi 18 février 2013

Richesse humaine et spirituelle de Yangoon


Un bouddha debout géant et en or

Après la vite de la pagode Shwedagon, je repars à l’assaut de la ville ce matin. La nuit a été bénéfique et c’est plus motivés que jamais que je commence mon périple par deux temples au nom imprononçable. Avouons-le tout de suite, les noms simples ne sont pas vraiment légions ici et je ne sais pas comment ils font pour prononcer et surtout retenir les rues, les bâtiments et même bonjour ou merci. C’est bien la première fois que je n’arrive pas à dire merci dans la langue du pays. Cela ressemble à Atchoum mais en plus bizarre.

La paya Chaukhtatgyi et ngahtatgyi (merci le guide) renferme deux bouddhas géants. Un assis (dans le 2ème temple) et un couché qui frappe le regard dès leur entrée. Des bouddhas gigantesques j’en ai déjà vu des superbes, notamment au Japon mais là c’est différent. On ne peut pas dire qu’ils soient beaux par leur détail mais plutôt par leur position et surtout pas leur richesse. Imaginez que la couronne et le drapé de chacune de ces sculptures sont ornés de diamants (rubis, émeraudes et saphirs) et d’or pour des milliers d’euros. Je ne peux que rester admirative et un peu perplexe devant autant de richesse. 

L'hôtel palace en teck
En sortant de ces temples, j’ai envie de quitter le monde spirituel pour celui plus terre à terre de la vie quotidienne. J’avais programmé d’aller faire un tout au plus grand marché du pays mais manque de bol, il est fermé le lundi. Ce n’est pas grave, pour s’imprégner de la vie locale, il suffit de déambuler dans les rues hors des quartiers touristiques. Très vite, je retrouve les odeurs si familières du marché, les étals des rues, les gens sympathiques et toujours souriants. Je ne peux pas m’empêcher de manger les fruits locaux et les spécialités. La gourmandise me perdra un jour. A côté des temples gigantesques et ornés de toute part, les appartements des gens sont modestes voire très modestes. Construit à l’époque coloniale par les anglais, ils n’ont jamais été rénovés et servent aujourd’hui d’habitation pour tous. Sous la crasse et la dégradation, je devine des superbes façades alors que l’intérieur n’a plus rien de sa splendeur passée. Les enfants ne semblent pas s’en soucier et jouent entre eux s’arrêtant juste le temps de nous lancer un hello avec un grand sourire. Je suis bien en Asie. 

Les anciens immeubles coloniales transformés en apparts
A côté de ses immeubles, je trouve une église, une mosquée, comme quoi les religions cohabitent toujours et surtout des magasins climatisés. C’est rigolo de voir ses magasins se dresser dans le prolongement des étals. Imprégnée de cette vie qui m’a manquée (je m’en rends compte maintenant), je retrouve la sérénité au parc Kan Daw Gyi Lake. Rendez-vous des amoureux et des familles, il déborde de rire et de vie. Quelques touristes ont eu la même idée que moi. Il faut dire que dans un coin se dresse un monument assez singulier. Il s’agit de l’ancien bateau royal orné d’or (et oui encore. Sauf que là il est faux. Il montre leur puissance de cette manière) devenu aujourd’hui un restaurant et un hôtel huppé. Le plus intéressant reste la vue superbe qu’il offre sur la ShweDagon Pagoda. De là, on se rend compte que la pagode est construit sur une colline qui semble dominer la ville. Un peu plus loin, en sortant du parc, un hôtel ou plutôt un palace retient mon attention. Il est construit entièrement en teck et semble sortir d’un autre monde. Le Karaweik palace est tout aussi somptueux à l’extérieur qu’à l’intérieur. Raffiné, les sculptures, statues et autres objets en bois ressemblent à des objets des mille et une nuit. En revanche, je ne suis pas habituée à une telle débauche de luxe dans un hôtel et je me sens vite mal à l’aise. Je ressors donc rechercher la chaleur humaine. 

Au terme de cette journée, Yangoon n’a pas livré tous ses secrets mais je dois déjà songer à refaire mon sac à dos. Demain matin, je m’envole très tôt pour une autre ville, plus sereine, coincée dans la campagne birmane mais très touristique et pour cause. C’est Bagan et ses fameux temples.

Sophie

dimanche 17 février 2013

Première impression de Birmanie et premières visites.



L'entrée de la Pagode Shwedagon
Arrivée très tôt ce matin, j’ai pu profiter de la journée pour me familiariser avec Yangoon et la Birmanie. Très vite, je retrouve mes habitudes de globe trotteur, négociant les taxis, repérant les endroits qui peuvent me servir pour manger ou autre et surtout les odeurs si particulières de l’Asie. En déambulant dans les rues, je retrouve un mélange de différents pays que j’ai pu visiter jusque là et notamment le Cambodge et la Thaïlande. Je suis étonnée de voir le pays si propre (attention, propre au sens de l’Asie). Je m’attendais davantage à un Vietnam avec sa circulation démentielle et l’Inde ou le Népal avec ses papiers partout et s saleté repoussante mais pas du tout. J’ai aperçu très peu de papiers et autres par terre quant à la circulation elle est fluide mais rigolote. Imaginez nos vieilles 205 et bus à starter avec le volant à droite et roulant… à droite. Cela donne des dépassements incontrôlés, des têtes à queue systématiques et quelques frayeurs. Mais, le klaxon n’est pas encore trop utilisé sauf pour les taxis qui se signalent ainsi.


L'or, le diamant, le marbre s'étendent partout
Outre la circulation, je plonge dans une ville où riche et pauvre se côtoie. D’un côté, de magnifiques pavillons et hôtels poussent dans le quartier touristique mais dès que l’on s’en éloigne de quelques pâtés de maison, les immeubles semblent s’effondrer ou se construire, au choix. Des immeubles dans un piteux état, des gens pauvres et les temples. Les temples sont les principaux centres d’intérêts des birmans et à en juger par leur magnificence, on comprend que les birmans sont de sérieux croyants. Pas seulement, en pénétrant dans un premier temple au hasard, on se rend vie compte que le gouvernement a spolié pendant des siècles et des siècles le peuple, le laissant dans une pauvreté inouïe pour construire des sites religieux plus impressionnant les uns que les autres.


...Jusqu'au plafond
Une impression qui se confirme lorsque je rentre dans la pagode la plus connue du pays voire mondialement, la pagode Shwedagon. Située en plein milieu d’un rond point, on se demande comment elle a pu atterrir là. Mais, déjà le matin, en passant devant j’ai compris toute la splendeur et la majesté de ce monument. Lorsque l’on y rentre on ne peut dire que Waou. Waou et penser aux milliers de personnes exploités et décédés lors de sa construction au nom du Nirvana.


Comment décrire cet ensemble religieux avec de simples mots. Les feuilles d’or, le marbre, le cristal, les diamants sont omniprésents. Je ne sais plus où poser mes yeux tant il y a de choses à voir, à sentir, à vivre dans ce complexe. Chaque pilier, sculpture, représentation de bouddhas, des quelques divinités… est orné d’un millier de détail en bois, en or, en cristal ou en diamant. Il faudrait des mois pour découvrir et s’émerveiller devant chaque détail et tout voir. Des mois, je n’en ai pas mais je passe tout de même mon après-midi à scruter les temples, pagodes et autres oratoires religieux. Tout ce luxe, cette étendue de merveille me laisse dans voix. Je n’ai jamais vu un complexe aussi riche et aussi vivant. Car, la Shwedagon n’est pas réservé au seul touriste, au contraire. Il déborde d’énergie. Femmes, enfants, familles entières, bonzes et bonzesses se réunissent ici pour prier Bouddhas et les divinités hindouistes de lui donner plus de richesse, un enfant… et de l’honorer selon le rite bouddhiste. C’est un peu une petite ville qui s’anime chaque jour, une petite ville religieuse avec ses codes, ses obligations et ses devoirs. Il est toujours touchant de voir une petite fille revêtue de son plus bel ensemble devant un Bouddha immense couché tandis que plus loin un bonze médite au pied d’un autre bouddha. 


Finalement, cette plongée à Myanmar et cette première journée me laisse émerveillé et curieuse de voir la suite.


Sophie

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vendredi 15 février 2013

Direction la Birmanie



Déjà plus d’un an que je suis rentrée du tour du monde et les voyages et l’envie de partir ne m’a jamais vraiment quittée. Je pense avec le recul, que cette envie restera. Désormais, j’ai besoin de temps en temps de partir et de me couper du monde pour me ressourcer, m’évader, décompresser ou réfléchir. Après un an d’attente, je vais enfin pouvoir reprendre mon sac à dos. Certes, je ne pars pas 6 mois ou un an juste 17 jours mais j’ai choisi un pays que j’espère riche et passionnant : la Birmanie. 

Demain, je m’envolerai donc vers Yangoon et ces mystères. Je me suis beaucoup documentée sur ce pays, hésitée avant de me lancer. Il faut dire qu’on nous dit souvent que la Birmanie est une dictature, qu’il faut faire attention. Mais, c’est aussi un pays qui s’ouvre te j’ai vraiment envie de le découvrir avant qu’il ne soit pollué de touristes trop exigeants. J’espère y retrouver toute l’authenticité des pays d’Asie que j’adore, un peuple accueillant et gentil et des paysages à vous couper le souffle. Je vous invite donc à embarquer avec moi pour ce pays mystérieux. A bientôt de l’autre côté de la planète.

Sophie

samedi 18 août 2012

3 jours de farniente


Je ne fais pas grand-chose de mes journées à part me lézarder au soleil, lire et changer de temps en temps de transat mais les vacances passent pourtant très vite, trop vite. Demain, cela sera déjà le dernier jour avant de repartir et de retrouver le chemin du bureau. J’ai à chaque fois l’impression que je n’arriverai pas à m’adapter au bureau et une envie folle de m’échapper ne me quitte pas. Pourtant, je sais bien que ce n’est pas possible et que j’ai besoin de travailler pour repartir. En plus, le boulot est plutôt sympa à l’agence où je suis donc je ne devrais pas me plaindre. 

En attendant de prendre une décision de ce côté, je me vide vraiment la tête et je pense que je prends quelques kilos au vu des repas plus que copieux et du peu d’activités physiques de ces derniers jours. Heureusement que le complexe est situé en pente et que j’ai besoin de monter et de descendre une cinquantaine de marches pour atteindre la piscine ou la plage.

Sophie

jeudi 16 août 2012

Premier jour en Sardaigne


Panorama sur la mer
Arbatax est la destination choisie pour ses vacances reposantes. A deux heures de l’aéroport, notre hôtel est niché dans un écrin de verdure. Au premier abord et en se contentant de regarder les chambres, j’avoue être un peu déçu de la qualité et de l’espace des chambres pour un hôtel de cette catégorie. Mais comme me l’a fait remarquer mon frère très justement, il suffit d’un lit, d’une douche et des toilettes dans la chambre pour faire mon bonheur après tant de pioles pourries. 

Quand on quitte la chambre et qu’on prend la peine d’explorer le domaine immense, on tombe sur de petites pépites. Deux plages de galets dont l’une pas vraiment accessible et sans beaucoup de transat mais l’autre magnifique et de nombreux endroits calmes presque perdus pour se reposer et ses ressourcer. Il faut chercher et se faufiler dans la végétation pour découvrir les transats planqués avec une superbe vue sur la mer et les rochers multicolores. Au final après 2 transats différents (sur la crique, à la piscine), nous avons fini par trouver une superbe mini plage de sable (bon loin de la mer quand même) où nous étions seul au monde. L’ombre était en plus au rendez-vous, ce qui n’est pas du luxe surtout avec cette chaleur. Le séjour s’annonce donc bien d’autant que j’ai déjà rougi.

Sophie

mercredi 15 août 2012

Je troque le sac à dos pour une valise


Après avoir vécu un an loin de la France, il est difficile de reprendre le boulot et de se dire que les vacances à l’étranger ne se feront désormais qu’une fois par an. J’ai attrapé le virus du voyage et quoique je fasse, je n’arrive pas à m’en débarrasser. Du coup, et comme j’ai la chance d’avoir retrouvé assez vite du boulot, j’économise sur tout ce que je peux pour partir le plus souvent possible. Même si ce n’est que pour un week-end ou pas très loin en Europe, j’ai besoin de prendre mon sac à dos et de me retrouver à l’aéroport.
Et puis je vais faire en sorte de m’octroyer un grand et long voyage d’au moins trois semaines au moins une fois par an. En attendant, direction la Sardaigne. Et une fois n’est pas coutume, j’ai délaissé mon sac à dos pour une valise à roulette (touriste lambda sort de ce corps. Lol). Il faut dire que je n’ai que 6 jours de vacances et que financièrement c’était ce qu’il y avait de moins cher. En plus, la Sardaigne n’est pas une destination réputée pour ses visites mais plutôt pour sa plage et son farniente. 

Pour ce petit périple, j’ai emmené ma maman qui a bien besoin de retrouver sa petite fille après un et demi séparé et un peu mouvementé. Du coup, il était impossible de prendre le sac à dos et encore moins d’envisager un trek de 8 jours avec maman. Il y a des âges pour tout et il faut savoir s’adapter. 

Et quand je ne voyage pas en mode aventurière, je choisis le grand luxe (il n’y a jamais de demi-mesure chez moi). Hôtel 5 étoiles perdues dans la nature juste à côté d’une eau transparente sera mon havre de paix pendant ces 5 prochains jours. De quoi décompresser et profiter du soleil et de la chaleur avant de reprendre la direction du bureau au moins encore pour 3 mois. 

Sophie